Rechercher dans ce blog

samedi 13 décembre 2014

BAYECOURT (88) - A la découverte du village

Bayecourt, situé à quelques kilomètres de Charmes, présente un petit patrimoine
digne d'intérêt et rappelant l'histoire civile et religieuse du village.

BAYECOURT (88) - Eglise Sainte-Libaire
 Église Sainte-Libaire (XVIIe-XVIIIe siècle) au centre du village
BAYECOURT (88) - Eglise Sainte-Libaire

BAYECOURT (88) - Eglise Sainte-Libaire

BAYECOURT (88) - Croix-calvaire (1630)
Croix-calvaire (1630) près de l'église
(elle fera l'objet d'un billet à part !)

BAYECOURT (88)
 Porte du XVIIe siècle surmontée d'une niche en plein et conque en forme de coquille Saint-Jacques.
Un ostensoir et des candélabres sont figurés sur le cintre de la niche
BAYECOURT (88)

BAYECOURT (88)
Linteau de porte daté de 1625 figurant des angelot. Une autre date, plus fine et placée juste
au-dessus, rappelle l'année 1729.

BAYECOURT (88) - Pietà
Pietà du XVIe siècle insérée dans un mur du village !
Elle se trouvait sans doute dans l'église ou peut-être dans la Maison des Soeurs de l'Annonciade ! 

BAYECOURT (88)
Niche en plein cintre à conque en forme de coquille Saint-Jacques.
Un cartouche, en dessous, comporte une inscription datée  de 1779 et rappelle que
cette "Maison appartient aux Religieuses de l'Annonciade céleste d’Épinal" 

Cet ordre religieux de l'Annonciade, créée en 1501 à Bourges, fut institués en l'honneur de
sainte Jeanne de France (1464-1505). Il suit la règle de Saint-Augustin.

____________________


Copyright - Olivier PETIT - 2014 © Tous droits réservés
 

mercredi 10 décembre 2014

MOUSSON (54) - Le château et le village fortifié

Lorsqu'on file vers Metz par l'A31 depuis Nancy, le regard est attiré par la colline de Mousson,
qui domine encore et toujours la plaine et la ville de Pont-à-Mousson toute proche.
Cette éminence conserve les vestiges fortifiés d'un ancien château-fort
et des remparts enserrant le bourg !

MOUSSON (54) - Le château et le village fortifié

Aperçu historique

L'occupation de la colline remonte à l'époque gallo-romaine où un temple dédié à Diane.
Le nom même de Mousson viendrait de Mons Jovis, soit Mont Jupiter.

Entre 1040 et 1073, Louis 1er de Mousson (1038-1073), comte de Bar (issu de la Maison de Montbéliard)
et sa femme Sophie de Bar (1018-1093) font élever un premier château sur cette butte afin d'asseoir
leur pouvoir sur la région. En face, à Dieulouard, l'évêque de Verdun, Heimon (988-1024) possède
une forteresse qui a pour fonction la surveillance des ponts.

Ainsi la naissance du château de Mousson coïncide avec la volonté de s'opposer au pouvoir épiscopal.


Renaud 1er le Borgne (1105-1149) améliore la forteresse. En 1113, il subit les assauts des hommes
de l'empereur Henri V qui est fort mécontent de la politique agressive menée par le seigneur de Mousson.
Au cours du siège, Gisèle de Vaudémont, la femme du comte de Bar, donne naissance à un fils.


A la fin du XIIe siècle, le château de Mousson est placé entre les mains d'un avoué
ou châtelain à la solde des comtes de Bar.

En 1230, Mousson est malmenée par les hommes d'armes du duc Mathieu de Lorraine.

En 1358, peu après la révolte des bourgeois de Pont-à-Mousson, le duc de Bar fait châtier
 trois sergents de sa forteresse de Mousson, soupçonnés d'avoir tenté de le livrer à ses ennemis.


En 1369, 1476 et 1492, Mousson et son château sont encore menacés par les Lorrains,
les Bourguignons et les Messins.

Le duc Antoine de Lorraine fait restaurer la vieille forteresse médiévale au XVIe siècle.

En 1634, Richelieu la fait démanteler en même temps que les remparts du bourg.



Les 5 et 7 septembre 1944, les artilleurs américains s'en sont donnés à cœur joie en bombardant
les positions allemandes et, par la même occasion, en détruisant une bonne partie du village,
du château et de la chapelle de Mousson.

Vestiges de la courtine du château dont il reste les contreforts en saillie


En 1987, des fouilles archéologiques révélèrent les fondations de la chapelle Saint-Cyriaque
ainsi que l'ancienne citerne du château remontant au XIIIe siècle.

Architecture du château

Avant d'installer sa forteresse, le comte de Bar a remodelée la partie sommitale de la butte de Mousson
 en l’aplanissant ! Au premier regard, on voit une ressemblance frappante
avec la butte d'Amance où la comtesse Sophie de Bar a fait édifier une fortification.


En forme d'amande, le château mesurait alors 100 m de long sur  69 m de large.

Au centre, se trouvait alors un donjon appelé "grosse tour" et qui a été détruit au XVIIe siècle
après une explosion de poudre en 1492.


De cette butte aménagée, les comtes de Bar peuvent ainsi voir les châteaux de Prény (possession
des ducs de Lorraine), de Dieulouard (possession des évêques de Verdun) et de Nomény
(possession des évêques de Metz). Mousson est un endroit stratégique
qui permet de contrôler les alentours.

Les courtines du château avec, au premier plan, les vestiges de la chapelle Saint-Cyriaque

Portion de la murailles du château avec, au centre, l'empreinte de
l'ancienne cheminée du logis seigneuriale

Portion de la courtine du château avec la tour de la grande salle du conseil (disparue)

Les pans de murailles du château et ceux de la chapelle

Évocation du château de Mousson et du bourg par François Richard

Les remparts du bourg

Ces remparts ont largement été détruits par les bombardement américains de 1944
ainsi que lors de la reconstruction du village de Mousson.


Portion de remparts entre la Tour du Guet et la Porte du Marché (disparue)

Ces murailles médiévales, de forme ovoïde se raccordant aux courtines du château,
 comportaient jadis trois portes (Porte du Marché, Porte du Cerf et Porte d'Urtal), associées
à quatre tour (Tour du Guet, Tour Menhire, Tour d'Urtal et Tour dite des Templiers).

Morceau du rempart avec la Tour du Guet

Tour du Guet
MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Archère percée au milieu de sa longueur d'un trou, adaptation à l'artillerie au XIVe siècle

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Portion de remparts entre la Tour Menhire et la Tour d'Urtal
MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Tour Menhire (vue de l'intérieur)

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Archère murée de la Tour d'Urtal

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Vestiges de la Porte d'Urtal

 ____________________

Copyright - Olivier PETIT - 2014-2017 © Tous droits réservés

dimanche 7 décembre 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

Samedi 6 décembre 2014, la ville de Nancy a proposé, la veille du défilé de la Saint-Nicolas,
le traditionnel spectacle pyrotechnique associant feu d'artifice,
lasers, jeux de lumières et film sur Saint-Nicolas.

N'ayant pu accéder, cette année, à Place Stan bondée de monde, je vous propose
quelques photos de ce feu d'artifice prises depuis la Place Carrière !

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

NANCY (54) - Feu d'artifice de la Saint-Nicolas 2014

____________________

Copyright - Olivier PETIT - 2014 © Tous droits réservés

lundi 1 décembre 2014

TOUL (54) - Maison aux dieux antiques (XVIIIe siècle)

Au 15 de la Rue d'Inglemur, une maison du XVIIIe siècle attire toute de suite le regard
en raison de sa façade ornée de têtes de dieux et déesses antiques !

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)

Cette demeure occupe vraisemblablement l'emprise d'une ou plusieurs maisons canoniales
médiévales bâties au début du XVe siècle pour les chanoines de la cathédrale Saint-Etienne.

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
Porte d'entrée à piédroits décorés de petits carrés disposés en losanges
et supportant une imposte à triglyphes

Chacune des fenêtres de l'étage de la façade principale donnant sur la rue d'Inglemur
et celles du rez-de-chaussée situé sur la rue Pierre Hardie
est ornée d'une tête de dieu ou déesse issue de la mythologie antique !
On reconnait notamment Bacchus, Diane, Jupiter, Junon...

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
Le dieu Jupiter avec sa couronne (rue d'Inglemur)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
La déesse Minerve avec son casque (rue d'Inglemur)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
Le dieu Pan avec ses oreilles pointues, sa barbichette et sa couronne de lierre
(rue d'Inglemur)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
La déesse Diane avec son croissant de Lune, son arc et ses flèches (rue d'Inglemur)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
Le dieu Bacchus avec ses grappes de raisin (rue d'Inglemur)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
Le dieu Jupiter avec sa couronne et ses éclairs dessous (rue Pierre Hardie)

TOUL (54) - Maison canoniale (XVIIIe siècle)
La déesse Junon avec son diadème (rue Pierre Hardie)


 ____________________

Copyright - Olivier PETIT - 2014 © Tous droits réservés