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mardi 25 août 2026

VAUCOULEURS (55) - Statue équestre de Jeanne d'Arc

 Devant l'hôtel de ville de Vaucouleurs, le visiteur peut découvrir une remarquable
statue équestre en bronze de Jeanne d'Arc.

A l'origine, elle se trouvait à Alger, installée en 1951 dans le square La Ferrière,
place des Postes. Pesant 2 500 kg, est l'œuvre du sculpteur Georges Halbout
du Tannay et du fondeur Marius Hohwiller

Avec la Guerre d'Algérie, la statue a été mise à bas de son socle en 1962.

En 1964, les vestiges de la statue détériorée furent attribués à la ville de Vaucouleurs,
qui demanda sa restauration auprès des ateliers d'Antoine Durenne
à Sommevoire, en Haute-Marne.

Son inauguration, à son emplacement actuel, se déroula le 8 mai 1966,
 en présence de M. Pierre Messmer, alors ministre des Armées
sous la présidence de M. Edouard Miquel et
le parrainage de Mme Jacquinot.








Pour en savoir plus sur l'histoire de cette statue :

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mardi 23 mai 2023

VAUCOULEURS (55) - Vitrail patriotique en l'honneur de Pierre Laharotte, mort au champ d'honneur !

 L'église de Vaucouleurs conserve un superbe vitrail patriotique de Janin Frères et Benoît,

réalisé vers 1920, en l'honneur notamment de Pierre Laharotte (1892-1914),

soldat du 69e R.I., natif de Vaucouleurs et mort pour la France !

Il se trouve dans la 1ère travée du mur sud.

Dans la partie supérieure, Jeanne d'Arc est agenouillée devant le Sacré Cœur de Jésus.

En dessous, un soldat est soutenu par la France et trois petits enfants

(référence à St Nicolas ?)

semblent retirer des mains du combattant, le fusil Lebel.

Tout autour est inscrit les lieux des combats : 

LA CHAMPAGNE ; YSER ; LA MARNE ; MORHANGE ; L' OISE

L' AISNE ; VERDUN


Pierre Laharotte, né le 28 juillet 1892 à Vaucouleurs et soldat au 69e R.I.,
est mort pour la France le 22 août 1914 à Saint-Nicolas-de-Port
(hôpital complémentaire) des suites de ses blessures.





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jeudi 28 juin 2012

VAUCOULEURS (55) - Son et lumières "Jehanne d'Arc, l'exceptionnelle destinée" (du 7 juillet au 15 septembre 2012)

A partir du 7 juillet 2012, la ville de Vaucouleurs propose 2 sons et lumières
sur la Porte de France, les vendredis et samedis en nocturne
et dans la crypte de la chapelle castrale, tous les jours (sur demande)



Renseignements :

Office de Tourisme de Vaucouleurs 
15 rue Jeanne d'Arc
55140 VAUCOULEURS
  tél : 03 29 89 51 82
 
 

dimanche 6 mai 2012

DOMREMY-LA-PUCELLE (88) et VAUCOULEURS (55) - Colloque universitaire international "Jeanne d'Arc et la Lorraine" (24, 25 et 26 mai 2012)

 Avec le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, un grand colloque réunissant les plus éminents historiens médiévistes se tiendra à Domrémy-la-Pucelle et Vaucouleurs



PROGRAMME


Jeudi 24 mai 2012

Domrémy (Centre « Visages de Jehanne »)

Accueil des participants à partir de 9h30

10 h : allocutions introductives, présentation du site départemental de Domrémy

Domrémy : le contexte local

10 h 30 : « Naissance et enfance de Jeanne d’Arc : historiographie et images »,
par Gerd KRUMEICH, Professeur honoraire en histoire contemporaine,
Université de Düsseldorf

11 h : « Le Barrois et la Lorraine dans la guerre de Cent Ans », par
Philippe CONTAMINE, Professeur émérite en histoire médiévale, Université de
Paris-Ouest Nanterre, membre de l’Institut de France

11 h 30 : « Jeanne, fille de la frontière », par Léonard DAUPHANT, docteur
en histoire médiévale, Université Paris IV-Sorbonne – Fondation Thiers

12 h : « Revisiter la maison natale de Jeanne d’Arc à Domrémy », par
Yvan FERRARESSO, Archéologue, Doctorant en archéologie médiévale,
Université de Lorraine, Hiscant-MA, INRAP Lorraine

L’enfance de Jeanne d’Arc

14 h : visite de la maison de Jeanne d’Arc et de l’église Saint-Rémy

15 h : « La famille de Jeanne d’Arc, ascension sociale d’un lignage roturier
du XIVe au XVIe siècle »,
par Olivier BOUZY, Directeur du Centre Jeanne
d’Arc, Orléans

15 h 30 : « Jeanne, les fées et le hêtre de son village. Les arbres entre
pratiques sociales, rites et croyances à la fi n du Moyen Âge », par
Andrea MARTIGNONI, docteur en histoire médiévale, Université Paris IV

16 h : « La “rustique chaumière” de Domrémy : image et imaginaire d’un
lieu », par Magali DELAVENNE, Conservatrice du site de Domrémy, Conseil
Général des Vosges

17 h : visite de la chapelle Notre-Dame de Bermont

En soirée
projection du fi lm documentaire « Ma Jeanne d’Arc », de Dany Chiasson (2010).


Vendredi 25 mai 2012

Vaucouleurs (salle Lyautey)

Le cadre religieux et spirituel

9 h 30 : « Cadres et structures de la vie religieuse en Lorraine médiévale »,
par Francis RAPP, Professeur émérite en histoire médiévale, Université de
Strasbourg, membre de l’Institut de France

10 h : « Les saintes bergères », par Mireille-Bénédicte BOUVET,
Conservateur régional de l’Inventaire général du patrimoine culturel

10 h 30 : pause

11 h : « Sainte Catherine d’Alexandrie au ciel de Jeanne d’Arc », par
Catherine GUYON, Maître de conférences en histoire médiévale, Université
de Lorraine, CRULH Nancy-Metz

11 h 30 : « Jeanne d’Arc et le prophétisme féminin : une parole habitée »,
par Sylvie BARNAY, Maître de conférences en histoire religieuse, Université de
Lorraine, membre associée au CARE, Paris et ECRITURES, Metz.

12 h : « Les « fi ançailles » rompues de Jeanne : un « non-évènement » ? »,
par Véronique BEAULANDE, Maître de conférences en histoire médiévale,
Université de Reims

Vaucouleurs, Neufchâteau : le contexte territorial

14 h : « Topographie historique de Vaucouleurs au Moyen Age », visite
approfondie, par Gérard GIULIATO, Professeur en archéologie médiévale,
Université de Lorraine, Hiscant-MA.

16 h : « Neufchâteau au début du XVe siècle : centralité et espaces de relations
d’une ville moyenne de Lorraine », par Jean-Luc FRAY, Professeur en histoire
médiévale, Université de Clermont-Ferrand

16 h 30 : « Les résidences de la noblesse rurale dans la haute vallée de la
Meuse » par Charles KRAEMER, Archéologue, Université de Lorraine,
Hiscant-MA, président de la Société d’Emulation du département des Vosges

17 h : visite du Musée Jeanne d’Arc de Vaucouleurs

En soirée
projection du documentaire
« Les nouvelles aventures de Jeanne d’Arc » de Régis LATOUCHE (2009).


Samedi 26 mai 2012

Domrémy

Jeanne d’Arc, la Lorraine et les Lorrains (Centre « Visages de Jehanne »)

10 h : « La perception de Jeanne d’Arc à la cour de Lorraine », par
Christophe RIVIÈRE, Docteur en histoire médiévale, Université Paris IV

10 h 30 : « Images héraldiques de la noblesse lorraine au temps de
Jeanne d’Arc », par Jean-Christophe BLANCHARD, Héraldiste,
Université de Lorraine, atelier de médiévistique.

11 h : pause

11 h 30 : « Les enquêtes sur Jeanne en Lorraine, 1429, 1431 et 1456 »,
par Xavier HELARY, Docteur en histoire médiévale, Université Paris IV

12 h : « La dame des Armoises, ou la fausse Jeanne d’Arc : une affaire
lorraine (1436-2012) », par Pierre-Gilles GIRAULT, Conservateur au
Musée de Blois

L’image de Jeanne :
les enjeux d’une commémoration
(Accueil du Pèlerin, au Bois-Chenu)

14 h : allocution de Mgr Mathieu, évêque de Saint-Dié, puis visite de
la Basilique du Bois-Chenu

15 h 30 : « La broderie sur l’étendard. Les femmes face au modèle de
Jeanne d’Arc, XIXe-XXe siècle », par Nicole CADENE, Chercheur associé à
l’Université d’Aix-en-Provence, Groupe GeFeM

16 h : « Jeanne d’Arc, dans la galerie des femmes illustres de l’histoire
de France », par Christian AMALVI, Professeur d’histoire contemporaine,
Université de Montpellier 3

16 h 30 : « Jeanne d’Arc en politique : pérennité et métamorphoses d’un
mythe de 1945 à nos jours », par Yann RIGOLET, Doctorant en histoire
contemporaine, Université d’Orléans

17 h : « Jeanne d’Arc enfant, Jeanne d’Arc des enfants. Le procès… de la
bande dessinée (1899-2011) », par Danièle ALEXANDRE-BIDON, ingénieur
d’études en histoire médiévale, EHESS

17 h 30 : « ‘Jannu Daruku’, Jeanne d’Arc, sous le regard des Japonais »,
par Christine ROBEIN-SATO, Professeur de français et d’histoire à l’Université
Shirayurt (Tokyo)

Conclusions
par Colette BEAUNE,
Professeur émérite en histoire médiévale,
Université de Paris-Ouest Nanterre.


vendredi 16 mars 2012

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (2e partie)

Après l'aperçu historique et la visite extérieure de la Maison-forte de Gombervaux (visible ICI),
je vous emmène maintenant à la découverte de l'intérieur.

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      Salle d'apparat avec la cheminée monumentale dans laquelle Taillevent a peut-être fait cuire ses mets ?

La cheminée monumentale dépourvue de son manteau



L'une des fenêtre à coussièges située à droite de la cheminée

Salle basse du corps de logis nord-ouest, sous la grande salle d’apparat

Porte donnant accès la tour ouest.

Tour ouest :Fenêtre à archère

Tour ouest : le voûtement de la salle basse.

Tour ouest : Escalier en colimaçon menant à l'étage ; il est aménagé dans le mur.

Tour ouest : Cheminée du 1er étage.

Tour ouest : armoire jouxtant la cheminée servant à conserver le sel notamment.

Fenêtre à coussiège du 1er étage de la courtine sud-ouest

Tour sud : escalier menant à l'étage

 Tour sud - 1er étage : fenêtre à coussiège

Courtine soud-ouest - 1etage : fenêtre à coussiège avec reste de polychromie

Tour-porte - 1er étage : La cheminée
(dont le manteau a été reconstitué depuis mon passage, voir ICI)

Tour-porte - 1er étage : Fenêtre à coussiège

Tour-porte - 1er étage : Archère de la salle des gardes

Tour-porte - 1er étage : Fenêtre à coussiège

Tour-porte - 1er étage : emplacement de la herse.

Tour-porte -2e étage : Fenêtre à coussiège


Tour-porte - 2e étage : parement  - marques de montage

Tour-porte - 2e étage : parement : Marque lapidaire - Tour gravée

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lundi 12 mars 2012

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

A deux pas de Vaucouleurs, en contrebas d'un vallon, se dévoile un superbe château : la maison-forte de Gombervaux. Depuis plus de 20 ans, une association la restaure patiemment
avec notamment des chantiers internationaux de jeunes l'été !

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)
 Merci à Jean-Luc Kaluzko pour les vues aériennes

Je vous invite à la découvrir ici, avant de vous rendre sur place !

Découvrez aussi l'intérieur en cliquant ICI

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Aperçu historique

L'origine du château de Gombervaux se confond avec la légende des Quatre Fils Aymon. En effet, ces derniers, pour résister aux hommes de l'empereur Charlemagne, creusèrent des fossés et élevèrent des murs. Mais, la détermination des soldats de l'empereur eut raison des assiégés. Devenue possession carolingienne, la terre de Gombervaux reçut, selon la tradition, un relais de chasse où Charlemagne aimait se rendre pour s'adonner aux plaisirs cynégétiques. (sur "Charlemagne et la légende de Gombervaux", vous pouvez vous rendre ICI)

Laissons les légendes de côté...pour se consacrer à l'histoire attestée de Gombervaux.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

Ainsi, en 1260, Jean de Joinville (1233-1317), sénéchal de Champagne, seigneur de Vaucouleurs et biographe du roi Saint-Louis, fit élever une chapelle à Gombervaux.

En 1335, le roi de France Philippe VI de Valois entra en possession de la seigneurie de Vaucouleurs après un échange avec le sire Anseau de Joinville (1317-1343). En 1338, le souverain français décida de confier à Geoffroy 1er de Nancy (1321-1394), fils de Thierry II de Lenoncourt (1295-1372) et d'Agnès du Chastelet (1290-1352), le fief de Vaucouleurs et la terre de Gombervaux, en remerciement de ses services.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

De 1338 à 1351, le nouveau châtelain de Vaucouleurs, Geoffroy 1er de Nancy, fit alors construire une maison-forte à Gombervaux dont on peut encore admirer les majestueux vestiges aujourd'hui. Son épouse, Agnès de Pulligny et lui même profitèrent pleinement du cadre superbe de leur nouvelle maison-forte.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Le château de Gombervaux
(Peinture anonyme du XVIIIe siècle. Musée Lorrain. Nancy)

Proposition de l'Intelligence artificielle

Soupçonné de félonie par le roi de France, Geoffroy 1er de Nancy fut destitué de ses titres et terres en 1351. Il perdit donc la jouissance de Gombervaux qui fut confié aux bons soins du chevalier Ferry II de Chardogne en juin 1351 (Un acte conservé aux archives nationales de France indique : "Saint-Ouen. Jean, roi de France, pour récompenser les services de guerre de Ferri de Chardoigne, chevalier, lui donne trois cents livres de revenu à prendre dans les coffres royaux. Pour l'indemniser de la destruction d'une maison qu'il possédait dans le comté de Bar, le roi lui donne encore la maison de Gomberveau et ses dépendances, jusqu'à cent livres tournois de revenu ; cette maison de Gomberveau ayant été consfisquée par suite de forfaiture de Geoffroi de Nancy, dernièrement bailli de Chaumont" Arch. nat. JJ. 81 n°70). Arrêté au Louvre, Geoffroy de Nancy réussit à s'échapper ; et ses biens du bailliage de Vitry furent remis à Guillaume Buignet à partir du 26 juin 1351.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

Revenu en grâce en 1356, Geoffroy de Nancy reprit possession de sa maison-forte sans pour autant exercer de fonctions royales avant 1357, date à laquelle, il devint bailli de Chaumont.

En 1363, Gombervaux fut assiégée par le comte Henri V de Vaudémont (1348-1365), fils d'Anseau de Joinville, et ses alliés anglais. La forteresse résista fièrement pendant 6 jours !

Entre le 4 et le 11 avril 1367, le Traité de Vaucouleurs  fut signé entre le duc Jean 1er de Lorraine (1346-1390) et le roi Charles V de France (1364-1380), les convives se rendirent au château de Gombervaux pour festoyer.

Le célèbre maître-queue royal Guillaume Tirel dit Taillevent, y officia en proposant des mets succulents.


Guillaume Tirel, dit Taillevent
(Gravure sur bois du XVIe siècle)

Ci-dessous, Dom Calmet rappelle dans ses écrits la venue du roi de France et du duc de Lorraine à Gombervaux pour ripailler ; le propos est relayé par Edmond Richardin.
Dom Calmet commet une erreur en annonçant la présence de Bertrand Du Guesclin à Gombervaux.
En effet, ce dernier a été fait prisonnier à la bataille de Najera du 3 avril 1367, enjôlé à Bordeaux
puis libéré le 17 janvier 1368 ; il ne pouvait donc pas assister au banquet !

D'après le Viandier de Taillevent, voilà ci-dessous le menu :

Es premier mestz :


- Venoison de sanglier en soupes
- Sabourot de poussins
- Boussac de lièvres
- Oyes à la trahison


Second mestz :


- Cines - hayrons- faisans- paons
- Trimolecte de perdrix


Tiers mestz :


- Most Jehan
- Pasté de merles
- Pyjons au sucre


Le quart mestz :


- Darioles de crème fricts
- Pastés de payres


Quint mestz :


- Amandes 
- Noysilles
- Poyres crues
- Jonchée


Succédant à son père, Geoffroy II de Nancy (1355-1410) reprit la maison-forte de Gombervaux où sa femme Marguerite de Toul et lui passèrent du bon temps. Leur fils Andreu de Nancy épousa Alix de Chardogne (fille de Ferry II), qui lui donna une fille Jeanne de Nancy. La Maison de Nancy s'éteignit sans héritier mâle et la maison-forte de Gombervaux tomba entre les mains d'Eustache de Vernancourt, seigneur de Mattencourt (+ en 1429), en tant que conjoint de Jeanne de Nancy.

Les Vernancourt ne restèrent pas longtemps seigneurs de Gombervaux puisque Jean de Vernancourt, héritier d'Eustache, n'eut qu'une fille, Nicole, de son union avec Etiennette de Bellemagnien. C'est ainsi que Pierre des Salles (1450-1509), en épousant à Nicole de Vernancourt (1472-1516), prit possession des biens des Vernancourt.

Pierre des Salles participa à la Bataille de Nancy (5 janvier 1477) en aidant le duc René II de Lorraine à vaincre Charles le Téméraire et ses troupes.

La famille des Salles occupa désormais la maison-forte de Gombervaux : Philippe des Salles (1500-1560) et sa femme Renée d'Haussonville (1510-1594) puis Jean des Salles (1540-1575), et son épouse Marguerite du Hautoy (1540-1600).

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

Proposition de l'Intelligence artificielle

Avec le mariage de la fille de Jean des Salles, Antoinette (1573-1619) avec Simon de Myon (1569-1619), seigneur de Clérey, chambellan duc de Lorraine, Gombervaux changea encore de mains en passant entre celles de la famille de Myon. En 1617, au moment où Henri II de Bourbon, prince de Condé (1588-1646), contestait la régence de Marie de Médicis et de Concini, ses partisans s'emparèrent, sans coup-férir, de la maison-forte de Gombervaux. Après 13 jours de siège, les troupes royales de Vaucouleurs reprirent la forteresse et Simon de Myon, un temps chassé par les rebelles, retrouva sa chère maison-forte de Gombervaux. Gabriel de Myon (1590-1657), qui succéda à son père, fut récompensé, pour services rendus, par le roi de France qui érigea ses terres en baronnie en 1660. De son union avec Christine Richard de Clévant, naquit Jeanne Henriette de Myon (1647-1729), qui amena la maison-forte à son mari, François du Breuil de la Brossardière (1630-1702), seigneur de Tusey. François II du Breuil de la Brossardière (1679-1763) puis Claude François du Breuil de la Brossardière (1714-1769), devinrent successivement baron de Gombervaux.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Le château de Gombervaux dont les douves sont asséchées.
(Début XIXe siècle. Œuvre d’Émile Prisse d'Avesnes)

L'héritière de Claude François du Breuil de la Brossardière, Jeanne Thérèse (1746-1832) épousa Charles François de Maillart (1727-1816). Trouvant la vieille forteresse médiévale de Gombervaux inconfortable, les derniers propriétaires nobles lui préférèrent le château de Tusey, près de Vaucouleurs.

Dès 1769, Gombervaux devint une exploitation agricole.

En 1843, la maison-forte de Gombervaux fut vendue et servit de carrière de pierre.

En 1989, l'Association Gombervaux vit le jour et commença les premiers travaux de sauvetage.

En 1994, le classement de la forteresse intervient enfin.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
 Le château de Gombervaux
(Dessin d'Edmond Richardin. 1906)


Le domaine est la propriété de la famille Plauche Gillon depuis plusieurs génération.

Architecture

Lorsqu’on observe la maison-forte de Gombervaux depuis les hauteurs, on constate immédiatement que celle-ci est construite sur une plateforme quadrangulaire, très peu surélevée, d'environ 50 m de coté, entourée de larges douves alimentées par une source.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)
 La maison-forte de Gombervaux depuis les champs ; on remarquera la carrière en arrière plan.

De plan quadrangulaire avec une tour ronde dans chaque angle et d'une tour-porte au centre de courtine sud-ouest, la maison-forte de Gombervaux ressemble aux autres châteaux de type philippien construit dans le royaume de France à partir du règne du roi Philippe II Auguste (1180-1223). Gombervaux a donc des similitudes, dans une moindre mesure, avec les forteresses de Dourdan, Louvre, Yèvres-le-Châtel, Aigues-Mortes...

Aujourd'hui, seule la courtine sud-ouest est quasiment conservée, mis à part l'arasement des tours d'angle et la perte du parapet crénelé les reliant à la tour-porte ainsi qu'une partie de l'habitat. Du reste de la maison-forte, les débris de la tour ouest sont encore visible et sont préservés par l'association Gombervaux.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La maison-forte de Gombervaux dans son environnement
(tirée du site IMAGE de l'Université Nancy II)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Plan de la maison-forte de Gombervaux
(tirée du site IMAGE de l'Université Nancy II)

La tour-porte est garnie de blasons placés au-dessus de la porte d’entrée. Ils appartiennent aux différents seigneurs qui ont possédé Gombervaux. Le premier, placé au centre du mur au-dessus des autres, présente les armes de la famille de Myon (écartelé d'or et de gueules) sous un arc trilobé. En dessous, on trouve, à gauche, le blason des Salles (d’argent à la tour donjonnée de sable, posée sur une motte de sinople) ; et, à droite, celui des Pulligny (d'azur au lion d'argent), famille de l'épouse de Geoffroy de Nancy. A l'origine, le blason de Geoffroy 1er de Nancy occupait vraisemblablement celui des Salles.

En-dessous du blason des Salles, on remarquera deux petits trous carrés, qui permettaient de laisser passer et coulisser les chaînes du pont-levis. Une herse pouvait également être abaissée en cas de danger. Apparemment cette tour-porte était aussi bien résidentielle que défensive.

Enfin, au sujet des pierres utilisées, il semble, d'après Cédric Moulis, que les pierres ocres proviennent du hameau de Sepfond et les autres des carrières situées à Saint-Germain.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Le château depuis le champ de blé

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour ouest et tour-porte

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La façade sud-ouest avec les douves
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Le donjon-porche de 22 mètres de haut et les douves

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)
 Tour-porche : Herse mise en place en 2017
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour-porte : Les différentes armoiries (famille de Myon, de Salles et de Pulligny) et
les deux trous carrés depuis lesquels sortaient les chaînes du pont-levis.
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour-porte : Blason aux de la famille de Myon (écartelé d'or et de gueule)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour-porte : Blason aux de la famille des Salles
(d'argent à la Tour donjonnée de sable, posée sur une motte de sinople)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour-porte : Blason de la famille de Pulligny (d'azur au lion d'argent)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Courtine sud-ouest : Fenêtre à linteau trilobé garni du blason des Pulligny (d'azur au lion d'argent)
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Courtine sud-ouest : Fenêtre à linteau trilobé garni du blason de Geoffroy de Nancy
(D'argent à la croix engrêlée de gueules)
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour ouest
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour ouest : Archère à étrier et canonnières

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Les douves sud-ouest


VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux (1ère partie)

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Les douves nord-ouest avec au fond le lavoir et la source

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Les douves nord-est

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour ouest et tour-porte

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Les douves enserrant la forteresse et basse-cour.

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour-porche depuis la cour

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour-porche : le crénelage

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour-porte : le porche en plein cintre

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour sud

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour sud : Arrachement du mur liant à l'origine cette tour à celle en ruine.
On remarquera le couloir qui était ménagé dans la muraille !

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour sud : Archère à étrier et canonnières

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour ouest : Archères à étrier

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
Tour sud : Archère à étrier et canonnières

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour nord-est en ruine
VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux


VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour nord-est -  La porte d'entrée enfouie

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour nord-est - Le couloir de la porte d'entrée

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour nord-est - La voûte effondrée

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour nord-est - Fenêtre de l'étage

VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux
La tour-porte depuis la tour nord-est ruinée


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VAUCOULEURS (55) - La Maison-forte de Gombervaux

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Localisation de Vaucouleurs en Meuse
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