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dimanche 25 octobre 2020

BLENOD-LES-TOUL (54) - A la découverte du village

 Si l'on prend le temps de flâner dans les rues et ruelles du village de Blénod-lès-Toul, on découvre ainsi de vieilles demeures remontant, pour certaines, au Moyen-Age, à la Renaissance...


Cette maison daterait apparemment du XIVe siècle avec son portail ogival à colonnette servant de piédroits et soutenant deux voussures renfermant un tympan à niche et à inscription.



 

Cette vieille ferme remonte sans doute au XVIIe siècle avec sa porte cochère à clef d'arc écussonnée,
sa petite fenêtre au-dessus à arc en accolade et enfin, la partie la plus à droite a été apparemment
remaniée avec sa porte piétonne et ses deux fenêtres l'une au dessus de l'autre.



 
Cette porte cochère du XVIIIe siècle comporte une clef d'arc à coeur.

Elle a été malheureusement bouchée dans sa partie haute.

 

Un peu plus loin, une demeure a bénéficié d'une belle restauration visant à valoriser sa façade.

En effet, au rez-de-chaussée, une remarquable porte cochère possède un entablement
surmonté d'un fronton semi-circulaire interrompu en son centre par une niche, de part et d'autre,
se trouvent une porte piétonne (à droite) et une fenêtre (à gauche) ; l'étage est éclairé
par trois fenêtres à croisillons (celle de droite est plus grande que les autres).

Au regard de son architecture, elle remonte probablement au début du XVIIe siècle.







L'angle de la demeure évoqué précédemment est occupé par une niche du XVIIIe siècle.

Porte cochère (XVIIe siècle)


Des maisons aux façades chamboulées et comportant des éléments anciens des XVIIe-XVIIIe siècles.

Il est dommage que des fenêtres en pvc ou bois blanc ait été installées à la place des anciennes.



Linteaux de portes et de fenêtres à arcs en accolades et écusson (Fin XVe siècle)


Cette maison du XVIIIe siècle a été bâtie au-dessus d'un passage voûté menant
aux jardins placés à l'arrière des constructions.





Ancienne ouverture de la fin du XVe siècle avec son linteau à arc trilobé
 en accolade renfermant un écu fleuronné


Cette maison du XIXe siècle remploie sur sa façade une partie de retable aux armoiries
d'Hugues des Hazards, natif de Blénod-les-Toul ; il se trouvait jadis à
 l'intérieur de l'église Saint-Médard.













Niche à dais flamboyant occupant l'angle d'une maison de la Place
du château et soutenue par une colonne à chapiteau frappé des armoiries
d'Hugues des Hazards, natif de Blénod-les-Toul 


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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2020  © Tous droits réservés

dimanche 6 septembre 2020

HATTONCHATEL (55) - Ancienne collégiale Saint-Maur (extérieur) et cloître

Le charmant village perché d'Hattonchâtel, connu notamment pour son château, possède également un patrimoine religieux digne d'intérêt : son ancienne collégiale Saint-Maur, de style gothique.

Devenue église paroissiale, elle est bordée par l'ancien cloître et flanquée d'une tour de fortification.

Elle abrite un retable polychrome de Ligier Richier, présenté précédemment.


Un premier sanctuaire existait sans doute lors de la construction d'une fortification
par l'évêque de Verdun, Hatton, vers 860.

Aux alentours de 980 et 984, Hattonchâtel subit les assauts des troupes françaises.


Vers 1118, au moment où l'évêque de Verdun, Guy Trainel, est chassé par les bourgeois de la cité
et se réfugie à Hattonchâtel, l'église paroissiale a peut-être bénéficié d'une reconstruction en style roman.


L'évêque verdunois, Henri d'Apremont, décida, en 1328, d'ériger l'église paroissiale en collégiale.

Ainsi, des clercs séculiers réunis en chapitre, les chanoines, assurent l'office religieux en ces lieux.

Les villageois peuvent néanmoins assister à l'office dominical.

Demie tour ronde placée à l'angle sud-est de la collégiale

En 1401, l'évêque de Verdun, Liébaud de Cousance, y réunit un synode général
(Assemblée réunie pour l'examen des problèmes de la vie ecclésiale à tous les niveaux).


Régulièrement les évêques de Verdun se rendaient à Hattonchâtel dans leur château ;
c'était un de leurs lieux de villégiature.


Dans la seconde moitié du XVe siècle et au début du siècle suivant, la collégiale
fut largement reconstruite en style gothique flamboyant ; un cloître
fut même accolé à l'édifice vers la fin du XVe siècle.


En 1546, la seigneurie d'Hattonchâtel fut vendue au duc de Lorraine.

En 1567, celle-ci fut érigée en marquisat.


Les chanoines abandonnèrent Hattonchâtel pour Saint-Mihiel.

Série de fenêtres gothiques à remplage composé de deux lancettes trilobées surmontées
d'oculus quadrilobé ; elles éclairent l'ancienne salle capitulaire

Clocher carré de la façade occidentale avec ses différents niveaux dont l'intermédiaire
orné d'une arcature à arcs semi-brisés


Cour intérieure du cloître gothique

Mur nord de l'ancienne collégiale avec son portail gothique

Porte donnant dans l'ancienne salle capitulaire et fenêtre gothique avec son remplage associant
deux lancettes trilobées surmontées de mouchettes et écoinçons






Portail latéral nord donnant à l'intérieur de l'ancienne collégiale


Le cloître du XVe siècle qui jouxte l'ancienne collégiale a conservé la galerie nord complète
la deuxième, ouest, n'a gardé que ses arcades trilobées donnant sur la rue.


Arcades de l'ancienne galerie ouest du cloître ; on peut voir les traces de l'ancien voûtement











Cloître : galerie nord avec son voûtement sur croisées d'ogives gothiques et clefs armoriées

Cloître - Galerie nord : Clef armoriée : "D'or, à la croix de gueules,
avec un canton d'argent au lion d'or"

Cloître - Galerie nord : Epitaphe datée de 1714
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