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mardi 14 mars 2023

PONT-SAINT-VINCENT (54) - Croix Saint-Langui (1599)

 A l'intérieur de l'église paroissiale de Pont-Saint-Vincent, le visiteur peut notamment admirer,
une remarquable croix de chemin affichant le Christ en croix posé sur une rosace à douze rayons.

 Désignée sous le nom de Croix des douze apôtres ou Croix de St Langui (c'est-à-dire
du Christ languissant), elle affiche le millésime 1599 gravé.



Jadis cette croix était inséré dans un mur de jardin, puis s'est retrouvée
dans la cave de la Maison Tilly avant qu'elle ne soit installée dans l'église
Saint-Julien-de-Brioude suite à la donation de la famille.

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2023  © Tous droits réservés

samedi 22 août 2020

HATTONCHATEL (55) - Retable de la Passion (1523), œuvre de Ligier Richier

 En pénétrant dans l'ancienne collégiale Saint-Maur d'Hattonchâtel,

les visiteurs peuvent admirer

un retable d'exception, dans la chapelle latérale.


Daté de 1523, Ligier Richier en est l'auteur ; c'est une œuvre de jeunesse.

Certains, doutant de la paternité de Richier, ont émis l'idée que ce retable
a été réalisé dans l’atelier où le jeune Ligier se serait formé. 

Le retable polychrome, réalisé en pierre de Meuse, au grain très fin,
a été commandé et financé par Gauthier Richeret, doyen du chapitre collégial
d’Hattonchâtel ; celui-ci est d’ailleurs représenté dans la troisième scène du retable,
agenouillé aux pieds de Saint-Maur, second évêque de Verdun.

Au centre, on découvre la Crucifixion ; à gauche, le Portement de Croix,
et, à droite, la Déposition du Christ.




Le Portement de Croix : 

Jésus, le visage marqué par la souffrance, porte la croix sur son épaule gauche en
s'appuyant au sol avec sa main droite. Alors qu'un soldat s'apprête à le flageller,
un autre soutient la partie supérieure de la croix. A gauche, les saintes femmes
dont Véronique, courbée, présente le linge où se trouve le visage apaisé du Supplicié.
Simon de Cyrène, à droite de Véronique, discret, presque caché,
maintient l’extrémité de la croix.










La Crucifixion :

Au sommet de la scène, le Christ crucifié présente un corps amaigri aux bras frêles,
bouleversé par la violence de la Passion. En dessous, la Vierge Marie s’effondre,
perdant connaissance, mais soutenue par saint Jean. En second plan,
une sainte femme (Sainte-Marie Salomé) tend ses bras vers le Christ, tandis que
Marie-Madeleine embrasse le pied de la croix. Plus haut, le soldat Longin,
 qui a transpercé, de sa lance, le côté gauche de Jésus, se repend et prie avec ferveur.
A droite, un cavalier regarde le Christ ; il est vêtu d’un beau manteau à collerette,
coiffé d’un turban, et déroule une banderole portant l’inscription suivant :
« HIC EST VERE FILIUS DEI »
(« Celui-ci est vraiment le fils de Dieu »)





















La déposition du corps du Christ :

Descendu de la croix, le corps du Christ est soulevé, sous les épaules, par l’apôtre Jean,
aidé par la Vierge Marie, qui a placé ses mains sous le buste de son fils.
A gauche, debout, une sainte femme (Sainte-Marie Cléophas) porte de la main gauche
un vase à aromates (disparu). Derrière elle, le donateur du retable, Gauthier Richeret,
prêtre doyen de la collégiale d’Hattonchâtel, est agenouillé.
Au fond, à gauche, un évêque, Saint-Maur, revêtu des ornements épiscopaux,
coiffé d’une riche mitre, ornée de pierreries, tient une crosse, belle pièce
d’orfèvrerie religieuse Renaissance. A gauche de Saint Maur, Marie-Madeleine,
le visage attristé, croise les mains sur la poitrine. Enfin, à l’extrémité droite du retable,
Marie-Salomé prépare le linceul pour envelopper le corps du Christ.










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mercredi 25 mars 2020

EPINAL (88) - Musée d'art ancien et contemporain : Retable de Godoncourt (Début XVIe siècle)

Parmi les collections d'art médiéval et de la Renaissance, les visiteurs du Musée d'Epinal
peuvent admirer le Retable de Godoncourt, daté du début du XVIe siècle
et qui conserve une partie de sa polychromie.


Consacré au récit de la vie de Sainte-Anne, ce retable, ornant jadis l'autel de la chapelle
de l'ermitage Sainte-Anne de Godoncourt, est composé de deux parties.

La première comporte cinq niches, accueillant, à l'origine, des statuettes de saints.

L’autre évoque, en six épisodes de la vie de Sainte-Anne, sous une frise
de rinceaux habités par des animaux.

Les commanditaires de l’œuvre sont représentés en prière : l’homme en armure à gauche et
la femme à droite du retable. Ils sont introduits par leur saint patron, Sainte-Catherine
à droite, reconnaissable à la roue qu’elle porte, et un saint masculin
à gauche, difficilement identifiable.

On reconnaît différentes scènes :
- L'offrande au Temple.
- L'annonce de la naissance de Marie à Joachim
- L'ange annonçant "sa" maternité à Sainte-Anne
La rencontre des époux à la Porte Dorée.
- La naissance de Marie.
- La présentation de Marie au Temple. 

Le refus de l'offrande au Temple, l’infertilité étant signe de malédiction pour les Hébreux.




L'annonce fait à Joachim par un ange.




L’ange annonce "sa" maternité à Sainte-Anne


Les époux Anne et Joachim se retrouvent à la Porte dorée de Jérusalem


La naissance de Marie.



La présentation de Marie au Temple. 




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