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lundi 14 novembre 2022

BAINVILLE-SUR-MADON (54) - Dédicaces au Marché de Noël de Familles Rurales (20 novembre 2022)

 A l'invitation de Familles Rurales, je serai présent dimanche 20 novembre 2022, de 10h à 18h, au

Marché de Noël de Bainville-sur-Madon pour des rencontres et dédicaces autour de mes 2 livres :

"Un village lorrain dans la Grande Guerre"

et "La Grande Guerre de Marcel, de Bouzanville à Verdun"

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 Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2016 © Tous droits réservés

samedi 5 novembre 2022

LUNEVILLE (54) - Salon de Généalogie, Histoire et Patrimoine (6 novembre 2022)

Dimanche 6 novembre 2022, je serai présent de 10h à 18h au

Salon de Généalogie, Histoire et Patrimoine pour des rencontres et dédicaces

autour de mes 2 livres "Un village lorrain dans la Grande Guerre"

et "La Grande Guerre de Marcel"


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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2022  © Tous droits réservé

jeudi 3 novembre 2022

Maurice LEMOINE, 96 ans, dernier résistant F.F.I. de Flavigny-sur-Moselle, a reçu son diplôme… 77 ans plus tard !

Lundi 3 octobre 2022, j'ai eu le privilège, avec Mesdames Antoinette LAVAL, cousine éloignée,
et Dominique RAVEY, 1ère adjointe à la mairie de Flavigny-sur-Moselle, de me rendre auprès
du Flavignien, M. Maurice LEMOINE, alors en Ehpad à Bayon avec son épouse, afin de lui
remettre en main propre un document officiel qu’il aurait dû recevoir en 1945 :
le diplôme attestant de sa participation à la Seconde Guerre mondiale,
comme membre des Forces Françaises de l’Intérieur.

Au moment de la remise du diplôme, l’émotion était alors palpable. 

Maurice LEMOINE

Mais pourquoi donc M. LEMOINE n’a pas reçu ce document en 1945 ?

C’est tout simple, il était caché !

En effet, en septembre 2021, j'ai été appelé par une famille bainvilloise ayant retrouvé, dans les
combles de l’ancienne maison de M. Henri FAU, chef du groupe des F.F.I. de Flavigny-sur-Moselle,
à Bainville-sur-Madon, une caisse contenant des papiers et photos de la famille FAU ainsi
qu’une cinquantaine de diplômes F.F.I. des groupes de Flavigny-sur-Moselle et de
Richardménil ; et parmi ceux-ci se trouvait celui de M. LEMOINE.

Ayant déjà commencé mes recherches pour retrouver les Résistants encore vivants et leurs
descendants, j'ai eu la chance de rencontrer à Ludres, en mars 2022, lors de l’exposition sur
la Résistance en Lorraine, Mme Antoinette LAVAL, amie notamment d’Éric FAU et cousine de
M. LEMOINE (il était cousin issu germain de M. Alix LEMOINE, père Mme LAVAL et F.F.I.
 également), qui lui a alors annoncé que ce dernier était toujours de ce monde et
qu’il fallait lui remettre le diplôme rapidement vu son grand âge, 96 ans.

Ainsi, après des mois de négociation
auprès de M. LEMOINE, une date de remise a enfin été trouvée.

Olivier PETIT et Maurice LEMOINE

Né le 20 avril 1926 à Flavigny-sur-Moselle, M. Maurice LEMOINE, qui ne pouvait pas voir
son village sous la coupe des Allemands, n’hésitait pas à les provoquer avec ses camarades.
Malgré ce que son propre père lui disait toujours (« Méfie-toi, fait attention, s’ils sont vainqueurs,
tu ne risques rien ; s’ils sont vaincus, ça ne sera pas pareil. ») il décide de rejoindre, à 18 ans,
le groupe des F.F.I. de Flavigny-sur-Moselle, commandé par M. Henri FAU,
entre la mi-juillet et la fin septembre 1944.

Enrôlé par les Allemands pour aller creuser, avec les Flavigniens
Georges GUILLARD et Guy DHOTEL, des tranchées de l’autre côté du pont de Flavigny,
il réussit à s’échapper, en sautant dans un fossé, au moment même où les Allemands se sont mis
à tirer, à soixante, sur deux jeunes F.F.I. traversant le canal à la nage. Il se souvient également
d’avoir vu comment l’occupant allemand traitait les terroristes F.F.I. : un jour, deux jeunes sont 
fusillés sous ses yeux et deux autres sont morts après le jet d’une grenade sur eux.

Georges GUILLARD

Le 9 septembre 1944, alors que les Américains du 2e bataillon du 134e régiment d’infanterie
se trouvent sur les hauteurs de Flavigny-sur-Moselle, M. LEMOINE, au péril de sa vie et sous
les obus allemands, rejoint l’une des sentinelles américaines, tout en haut de la rue de Mirecourt
pour l’informer des positions ennemies. Le lendemain, les troupes américaines descendent pour
prendre le village et le pont du gouvernement ; M. LEMOINE, aux premières loges, se rappellent
que les combats ont été rudes et intenses car les Allemands étaient fortement retranchés de l’autre
côté du pont du gouvernement, notamment dans le bois d’Azelot, et ont causé de terribles
pertes aux Américains (environ 1000 hommes hors de combat). 

M. LEMOINE, son épouse, Mme LAVAL, Mme RAVEY et M. PETIT

Honneur à ce monsieur, dernier témoin d’une époque troublée, et qui, du haut
de ses 18 printemps, a tenu tête aux Allemands !

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