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mercredi 15 mars 2017

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles) menacée !

A l'invitation de son propriétaire, je me suis de nouveau rendu à Clerey-sur-Brenon pour y
découvrir la Chapelle du Calvaire, édifice religieux des XVIe-XIXe siècles.

Elle mérite un meilleur traitement selon son propriétaire qui n'a pas les finances
nécessaires pour lui redonner son éclat d'antan !

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

Cette chapelle de forme légèrement rectangulaire a gardé une bonne partie de son décor peint
du XIXe siècle sous lequel se trouvent les restes "piqués" de peintures plus anciennes
remontant à la fin du XVIe siècle ou début du XVIIe siècle.

Vers 1890, le curé Vuillaume est à l'origine des peintures murales recouvrant les plus anciennes.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

Le Christ en croix remonte apparemment du début du XVIIe siècle.

La Vierge et le Saint-Jean l’Évangéliste sont plus tardifs, fin XVIIIe ou début XIXe siècle.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

Le Christ en bois a conservé sa polychromie, probablement un repeint.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

L'autel galbé, affichant en son centre la Croix de Malte, remonte sans doute au XVIIIe siècle.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

Les peintures du XIXe siècle ont pour thème les instruments de la Passion du Christ dans
un décor floral à pilastres à chapiteaux végétaux.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

 Sur le mur ouest subsiste des restes de peintures renaissance à décor d'architecture à l'antique composé de deux colonnes à chapiteau corinthien soutenant un entablement.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

Le plafond semble assez intéressant et mérite qu'on s'y intéresse, parole d'une restauratrice
de fresques et peintures murales que je connais via les réseaux sociaux !

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)

CLEREY-SUR-BRENON (54) - La Chapelle du Calvaire (XVIe-XIXe siècles)
Deux des dix angelots placés sur le plafond autour du lustre

Si vous souhaitez faire quelque chose pour la préservation et la restauration de cette chapelle,
 en proposant un financement par exemple ? Envoyez-moi un email que
je transmettrai au propriétaire de la chapelle ! 

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2017 © Tous droits réservés

mercredi 20 avril 2016

PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte

Avant d'arriver sur Pierre-la-Treiche, on peut découvrir, sur la droite de la route, en venant
de Toul, un parc arboré avec sa maison de maître renaissance et sa chapelle
d'origine gothique mais remaniée au XVIe siècle.

Le domaine de la Rochotte et son grand parc


Mais qui était donc Jean Forget, religieux, fondateur et propriétaire du château de la Rochotte ?

Cet homme d’Église de la première moitié du XVIe siècle, réalisa toute sa carrière
ecclésiastique à Toul, sous les épiscopats de Jean de Lorraine  (1517-1524, 
1532-1537, 1542-1543), Hector d’Ailly de Rochefort (1524-1532), Antoine II 
de Pélegrin (1537-1542) et Toussaint d’Hocédy (1543-1565).  

En 1533, il  fut nommé chapelain de la chapelle de Tous-les-Saints,
sise dans l'avant dernière travée dans la cathédrale Saint-Étienne de Toul,
contre le bas-côté méridional, près de l'escalier menant au cloître.

La demeure renaissance et la chapelle Saint-Nicolas dans leur cadre verdoyant

En 1536, il devint prévôt de Villey-Saint-Étienne, village du toulois. Affublé du titre
de grand-chantre et trésorier du chapitre canonial de la cathédrale de Toul,
il fit, la même année, restaurer la chapelle gothique Notre-Dame de 
Maxey-sur-Meuse, située entre Saint-Germain-sur-Meuse et Pagny-sur-Meuse.

En 1541, il séjourna à la collégiale Saint-Pierre-et-Saint-Euchaire de Liverdun, 
en tant que doyen du chapitre. La même année, il fit remanier la chapelle
gothique du prieuré Saint-Nicolas de la Rochotte, en même
qu'il finança l'érection d'une belle demeure renaissance,
juste à côté du modeste sanctuaire.

En 1543, il fut choisit pour diriger l’abbaye Saint-Léon de Toul. 

Peu avant sa mort, il fit reconstruire, en style renaissance, en 1549, la chapelle de Tous-les-Saints,
de la cathédrale touloise, en prévision d'y établir sa sépulture.

L'allée menant vers la demeure et la chapelle Saint-Nicolas

Le petit château renaissance de forme rectangulaire et la chapelle contre la colline



Demeure renaissance : les façades garnies de fenêtres à meneaux sur deux niveaux

Demeure renaissance :Façade principale avec ses quatre fenêtres à meneaux

Demeure renaissance : façade principale, l'étage avec ses fenêtres à meneaux
et la niche centrale à dais soutenu par des colonnettes à chapiteaux corinthiens

Demeure renaissance : façade principale, l'étage : niche centrale à dais soutenu par
des colonnettes à chapiteaux corinthiens contenant une allégorie de l’Église;
et en dessous l'inscription latine de 1541

Demeure renaissance : façade principale, l'étage :
 Le cartouche sous niche avec l'inscription latine :
"SUM QUOD ERA(M) ∙ NEC ERA(M) QUOD SUM ∙ NU(N)C DICORUTRU(M)Q(UE)Z
/ FECIT MAGNA MICHI, QUI DEDIT ISTA LOQUI. 1541"
("Je suis ce que j’étais, je n’étais pas ce que je suis, on me dit maintenant l’un et l’autre.
Il a fait pour moi de grandes choses, celui qui m’a fait parler ainsi. 1541")

Représentation  allégorique,  en  ronde-bosse, de l’Église qui prend ici l’apparence d’une
 femme représentée en pied, à la tête couronnée d’un  diadème, tenant de la main droite
la  croix  du  Christ et de la main gauche le calice contenant le sang du Crucifié.
Ses attributs sont portés comme des regalia, symboles de la royauté.
Sa jambe gauche dévoilée, semble rappeler que l’Église est universelle et
qu'elle est là pour livrer son message d’espérance aux hommes.

Demeure renaissance : façade principale, l'étage :
 Les frontons triangulaires arborent, en leur centre, un écu à enroulement
aux armes de Jean Forget : "De gueules au chevron d'or accompagné en chef de
deux roues d'or et en pointe d'une ancre du même"


Armories de Jean Forget : "De gueules au chevron d'or accompagné en chef de  deux roues d'or et en pointe d'une ancre du même"
Armories de Jean Forget : "De gueules au chevron d'or accompagné en chef de
deux roues d'or et en pointe d'une ancre du même" (création d'après l'intitulé !)

Demeure renaissance : façade principale, le rez-de-chaussée ; les frontons des fenêtres
à meneaux sont dépourvus des armoiries du propriétaire des lieux

Demeure renaissance : façade latérale - les mêmes fenêtres à meneaux
aux frontons triangulaires nus

PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte : chapelle
Chapelle du prieuré Saint-Nicolas de la Rochotte, devenue
avec Jean Forget chapelle "castrale"
PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte : chapelle

PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte : chapelle

PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte : chapelle
Chapelle du prieuré Saint-Nicolas de la Rochotte : la fenêtre renaissance
avec son remplage composé de trois lancettes en plein cintre
sommée d'un oculus et d'écoinçons

PIERRE-LA-TREICHE (54) - Domaine de la Rochotte
Depuis 1873, en souvenir d’un pèlerinage à Sion, une statue de la Vierge Marie agrémente
le jardin du château de la Rochotte. Elle a été bénie le 6 octobre 1895.

Pour en savoir plus sur l'histoire du domaine de la Rochotte depuis ses origines,
je vous renvoie à l'article remarquable de Vincent Lamarque
paru dans la revue "Etudes Touloises", en cliquant ici
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2016 © Tous droits réservés

vendredi 12 février 2016

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle Notre-Dame de Chécourt (XVIe siècle)

Après l'église Saint-Valère, je propose de partir à la découverte d'une chapelle isolée
mais réputée pour la ferveur de ses pèlerins !

La chapelle de Chécourt semble occuper un espace déjà prisé des anciens car des
sarcophages monolithes du IVe siècle y furent apparemment retrouvés au XIXe siècle.

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

 Un ermitage, de style roman, aurait existé dès les XIIe siècle avec des remaniements au XIIIe siècle.

La découverte d'une source et d'une Madone de pierre, par un laboureur, provoqua une certaine
ferveur et un pèlerinage se mit rapidement en place ; ainsi les pèlerins venaient à la chapelle
de Chécourt le lendemain de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs de septembre.
 
DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

En 1568, la chapelle Notre Dame de Pitié de Chécourt accueillit les pèlerins qui
s'y pressaient pour demander la guérison d'enfants malades.

A l'époque, l'eau était souvent utilisée dans les pratiques de dévotion ; ainsi 
les pèlerins recouraient au linge comme agent de consultation.
 
A Dainville-Bertheléville, lorsqu'on trempait un linge, appartenant aux enfants fébriles,
dans la source jouxtant le sanctuaire et que celui-ci surnageait, alors la guérison était assurée. 

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
La chapelle et le calvaire

Cette chapelle, reconstruite au début du XVIe siècle, fut vendue comme bien national en 1794.

Abandonnée pendant quelques années, son culte fut rétabli en 1809.

Rachetée par la commune en 1834, elle fut complétement restaurée en 1895
avec la suppression du logement de l'ermite.

Au cours du XXe siècle, l'édifice fut également restauré.

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Mur sud avec ses deux fenêtres en plein cintre et l'une des fenêtres gothiques de la travée de chœur

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Mur nord avec ses contreforts et ses deux grandes fenêtres en plein cintre

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Chevet à abside semi-circulaire unique
DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Clocheton à ossature de bois à trilobes et toiture pyramidale
DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Abside - Fenêtres gothiques flamboyantes à deux lancettes trilobées
surmontée de gouttes, mouchettes, écoinçons et cœur
DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Nef unique voûtée sur croisées d'ogives gothiques à clefs sculptées

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Chœur voûté en cul-de-four avec la travée de chœur à voûtement en étoile ; deux fenêtres
gothiques flamboyantes éclairent l'espace ; un retable (1607-1649) sépare la travée de chœur
du chœur, il figure des bas-reliefs de l'Annonciation et de l'Adoration des bergers,
au-dessus, des statues de Saint-Jean-Baptiste et de Saint-Jean-l'Évangéliste
encadrent une petite pietà polychrome du XVIe siècle.

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Nef unique à une seule travée et avant-chœur, voûtés sur croisées d'ogives
DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Chapelle de Chécourt (XVIe siècle)
Vierge à l'Enfant (1er quart du XVIIIe siècle)

DAINVILLE-BERTHELEVILLE (55) - Calvaire de la chapelle de Chécourt
Calvaire situé à proximité de la chapelle de Chécourt.
Il est constitué d'un socle en pierres sur lequel reposent des statues en fonte
(le Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint-Jean)
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