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dimanche 29 avril 2018

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces

Monument emblématique de la ville, la Tour aux Puces remonte à la fin du XIe siècle
et sert de cadre superbe au musée municipal.

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces

 Selon la tradition, l'empereur Charlemagne avait un  palais à Thionville où un beau jour,
une princesse, prisonnière , fut dévorée par de petites bêtes : les puces.

Cette légende a depuis été démontée notamment en raison d'une mauvaise traduction
du nom de l'édifice construit à la fin du XIe siècle à l'emplacement du palais carolingien.

En effet, à l'époque le monument s'appelait "Peetzsturm" que certains ont
rapidement traduit en "Tour des Puces".

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces

La construction de la Tour aux Puces remonte à la fin du XIe siècle avec un prolongement
au XIIe siècle. Du XIVe et XVIe siècles, l'intérieur fut aménagé avec l'ajout
d'escaliers à vis et de voûtements sur croisées d'ogives gothiques.

Cet ancien donjon d'un ancien château fort affiche une forme circulaire avec quatorze côtés.

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces

 En 1292, la tour devint siège d'une prévôté.

Entre 1542 et 1558, les Espagnols, maîtres de la cité, intégrèrent la tour aux fortifications.

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces

Pendant la présence allemande, la Tour aux Puces fut occupée par le génie.

THIONVILLE (57) - La Tour aux Puces
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2018 © Tous droits réservés
 

samedi 20 mai 2017

OGEVILLER (54) - L'ancien château

De l'ancien château d'Ogéviller, les curieux peuvent encore voir trois tours
dont une est malheureusement englobée dans une construction moderne.

OGEVILLER (54) - L'ancien château
Carte postale du début du XXe siècle montrant les deux tours rondes de l'ancien château


OGEVILLER (54) - L'ancien château
 
En 1159, Ogéviller, alors siège d'une baronnie, appartenait à l'abbaye de Senones.
Cité dans les archives en 1189, Cunon d'Ogéviller serait à l'origine de la première forteresse.
Les vestiges actuels, les tours rondes et des portions infimes des courtines, remonteraient
à l'époque du seigneur Hermann d'Ogéviller qui fit modifier et reconstruire le château
familial vers 1344, peu après son mariage avec Jeanne de Blâmont.

OGEVILLER (54) - L'ancien château

 Le 8 juillet 1472, Béatrix d'Ogéviller, dame de Fénétrange, donna son dénombrement à Ferry,
seigneur de Blâmont, pour sa forteresse d'Ogéviller.

OGEVILLER (54) - L'ancien château

 En 1407, le château est cité dans les archives au moment où Henri d'Ogéviller
se dit être l'homme-lige du seigneur de Blâmont.

En décembre 1476, le duc René II serait passé à Ogéviller où il aurait rejoint les Suisses,
avant d'aller à Saint-Nicolas-de-Port puis à Nancy pour livrer bataille au Téméraire.

En 1573, les seigneurs d'Ogéviller rendirent hommage au duc Charles III de Lorraine.
En 1587, la forteresse fut attaquée puis, en partie, démantelée par les Reîtres du duc de Bouillon.
OGEVILLER (54) - L'ancien château 

Le 23 janvier 1611, Jean, comte Sauvage du Rhin, donna son dénombrement au duc de Lorraine
pour la moitié de la terre et seigneurie d'Ogéviller.

Comme nombre de château, celui d'Ogéviller fut largement démanteler sur ordre de Richelieu,
au cours de la première moitié du XVIIe siècle.

OGEVILLER (54) - L'ancien château

Au XVIIIe siècle, le château d'Ogéviller relevait alors de plusieurs seigneurs.

 Le 1er mars 1734, Louis-Ferdinand Jospeh duc d'Havré et de Croy, prince de Saint-Empire,
grand d'Espagne, et Jean-Just-Ferdinand-Joseph prince de Croy, son frère, firent
leurs reprises pour le quart en la seigneurie d'Ogéviller qu'ils détenaient.

 Le 11 décembre 1771, Marie-Thérèse de Serre, douairière de Sébastien-Gabriel Thirion,
seigneur d'Ogéviller, rendit hommage pour les parts et portions en sa possession.


Le 4 janvier 1772, Charles-Othon prince de Salm-Salm, fit ses reprises auprès du duc de Lorraine
pour ses biens à Ogéviller, Ceintrey, Voinémont et Pulligny.

Enfin, le 1er février 1772, Louis-Eugène, marquis de Croismare, possesseur d'un quart de
la seigneurie d'Ogéviller, rendit hommage au duc de Lorraine.


OGEVILLER (54) - L'ancien château
 Ouvertures rectangulaires en pierres de taille, jadis barré de tiges de fer
OGEVILLER (54) - L'ancien château



OGEVILLER (54) - L'ancien château
Ouvertures permettant de comprendre qu'un couloir de circulation est aménagé
à l'intérieur des murs de cette tour ronde
OGEVILLER (54) - L'ancien château

 De l'ancien château d'Ogéviller subsistent ainsi deux tours d'angle dont la plus intéressante
demeure celle non engluée dans les constructions modernes.

OGEVILLER (54) - L'ancien château

OGEVILLER (54) - L'ancien château
 Ouvertures de tirs modifiées au fil des siècles avec adaptation à l'artillerie
OGEVILLER (54) - L'ancien château

OGEVILLER (54) - L'ancien château

OGEVILLER (54) - L'ancien château

Tour de l'ancien château englobée dans une maison récente et recouverte d'un disgracieux
crépis granuleux. On peut tout de même remarquer que l'ouverture de tir de forme
cruciforme et adaptée à l'artillerie, a été conservée.

OGEVILLER (54) - L'ancien château

La tour avant qu'elle ne soit recouverte d'un crépis et accolée à un bâtiment moderne

La troisième tour semblable à celle accessible est dans une propriété privée ;
j'ai été dans l'impossibilité d'y accéder.

OGEVILLER (54) - L'ancien château
Les tours visibles depuis Google map !

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2017 © Tous droits réservés

samedi 11 juin 2016

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château et les remparts (XIe-XVe siècle)

Dominant la petite ville de Gondrecourt-le-Château, une tour ronde (XVe siècle)
est le dernier vestige d'un ancien château-fort érigé ici dès le XIe siècle.


GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

La première famille seigneuriale de Gondrecourt-le-Château apparaît dans les archives
au milieu du XIe siècle et le château est mentionné avant 1124.

Au XIIe et XIIIe siècles, différents seigneurs furent propriétaires de la forteresse relevant
alors du comte de Bar, leur suzerain. On peut notamment citer Jean de Gondrecourt,
Geoffroy de Vaudémont et Jean de Joinville.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château
L'Ornain passant aux pieds de l'ancien château de Gondrecourt
GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

En 1308, le comte de Bar obtint la restitution de son château de Gondrecourt alors en
possession "illégale" du comte de Vaudémont.

En 1368, Colart des Armoises, capitaine-châtelain de Gondrecourt, du faire face aux
Messins qui vinrent s'emparer de la forteresse et firent décapiter le malheureux capitaine.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

En 1436, René 1er, duc de Lorraine et de Bar, étant en captivité depuis sa défaite
à la bataille de Bulgnéville (son déroulement est disponible ici), fut obligé
d'engager le château de Gondrecourt au duc de Bourgogne.

En 1449, un chevalier anglais, Richard de Merbury était gouverneur de Gondrecourt.

En 1467, le village de Gondrecourt fut ravagé par les écorcheurs messins.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

En 1475, alors que la forteresse et la seigneurie de Gondrecourt dû tomber entre les mains
de Saladin d'Anglure suite à l'entremise du roi Louis XI de France, le duc René II
de Lorraine s'insurgea contre la décision royale.

En 1491, Saladin d'Anglure obtint le droit de prendre possession de Gondrecourt ;
il resta seigneur des lieux jusqu'en 1498, date à laquelle René II de Lorraine
recouvra "son" bien après moult négociations.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

Comme nombre de cités fortifiées, le château et les remparts de Gondrecourt-le-Château
furent démantelés sur ordres de Richelieu en 1633-1634.
En 1656, la terre de Gondrecourt revint au maréchal François de l'Hôpital,
seigneur du Hallier et de Beynes.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

Au XIXe siècle, le château de Gondrecourt, en partie ruiné, servit de prison
et de tribunal judiciaire local.

La tour ronde sert désormais d'écrin au Musée du Cheval.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

Du château de Gondrecourt, bâti sur un coteau, et associé à un rempart, à six tours carrées
et rondes, il ne subsiste qu'une tour ronde appartenant jadis à la Porte-aux-Champs,
construites au XVe siècle, en bel appareillage régulier ; elle servait de prison.

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château
La tour ronde avec des bâtiments reprenant l'emprise des remparts médiévaux
GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château

GONDRECOURT-LE-CHATEAU (55) - Le château
La tour ronde, côté ville, présente un bel appareillage de pierres calcaires et quelques
meurtrières ; les créneaux de la partie sommitale ont été partiellement murés

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mercredi 13 mai 2015

JARVILLE-LA-MALGRANGE (54) - Tour commémorative de la bataille de Nancy

Dans le parc de la Malgrange, une curieuse tour d'aspect médiéval trône fièrement là
depuis 1877, date à laquelle le chanoine Vanson (1826-1893) décida son érection
pour rappeler le passage des troupes de René II à Jarville,

JARVILLE (54) - Tour commémorative de la bataille de Nancy

Pour le 400e anniversaire de la bataille de Nancy, le chanoine Vanson fit donc élever
cette tour néo-médiévale avec ses mâchicoulis, ses créneaux et
son parement composé de pierres à bossage.

Les travaux furent confié à l'architecte et entrepreneur Emile Jacquemin (1850-1907)
qui en dessina le plan. Bâtie en grès rose et haute d'une dizaine de mètres,
elle coûta la somme de 20 000 francs de l'époque.

JARVILLE (54) - Tour commémorative de la bataille de Nancy
 A mi-hauteur, trois grandes croix de Lorraine sont ajourées et figurent un semblant
de meurtrières. Le millésime 1477 est gravé sur celle du centre.
JARVILLE (54) - Tour commémorative de la bataille de Nancy

Le rez-de-chaussée de la tour contenait une réserve de gaz pour assurer l'éclairage
de la Malgrange jusqu'en 1900. L'étage supérieur devait normalement servir de
château d'eau, mais le projet fut abandonné ; on préféra finalement recueillir
les eaux de pluie pour l'arrosage du jardin.

JARVILLE (54) - Tour commémorative de la bataille de Nancy
  Armoiries des ducs de Lorraine (uniquement les trois alérions)
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lundi 2 septembre 2013

VOID-VACON (55) - Le château

De l'ancien château de Void-Vacon, ne subsiste aujourd'hui que la Tour de l'Audience
et la Tour aux Pigeons ; mais quels témoins majeurs du passé fortifié de la cité meusienne !

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience et église
La Tour d'Audience et le clocher de l'église

Aperçu historique

Dès le VIIe siècle, un palais royal avec un atelier monétaire existait à Void-Vacon ; il se trouvait
près de l'antique Noviatum, donnée à l'évêque de Toul par le roi Dagobert.

Il semblerait que Charlemagne ait séjourné dans ce palais.

En 1011, Void-Vacon, alors dénommé dans les archives Vedum, accueillit un premier château.    

En 1037, la cité de Void-Vacon subit les déprédations des hommes du comte de Troyes
qui se dirigeait alors vers Toul pour s'en emparer. 

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience
VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience

Au XIIe siècle, le château de Vedium ou Vodium fut alors reconstruit, il était alors aux mains
d'un châtelain au service de l'évêque de Toul. Un prévôt, Gautier Roucel exerçait
alors la justice au nom de l'évêque.
 
En 1171, un certain Hugues de Reynel fut excommunié pour avoir brulé la cité de Void-Vacon.

En 1226, le château des évêques de Toul fut confié aux comtes de Bar, qui en auront
la garde jusqu'en 1267.

En 1321, le prévôt d'Andelot fut condamné à payer 300 livres tournoi pour les dégâts occasionnés
à la Tour de la Lanterne, aux halles, aux moulins et à l'église.

Au cours du second quart du XIVe siècle, le château fut reconstruit.

Le 14 février 1368, Menget le charpentier fut chargé de réparer la toiture
de la forteresse de Void-Vacon.

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience

En 1372, Pierre de Bar-Pierrefort assiégea la forteresse de Void-Vacon.

En 1378, le duc Robert 1er de Bar fit mettre le siège devant Void-Vacon. Grâce au concours
du duc de Luxembourg et au versement de 150 francs or, le siège fut levé en 1384.

En 1385, Amé 1er de Sarrebruck (1384-1414), damoiseau de Commercy, tenta également
de s'emparer de la forteresse épiscopale.

En 1400, la porterie du château fut restaurée et un mur d'enceinte enserra la basse-cour.

En 1438, la tour de la Lanterne était ruinée suite aux différents sièges et au mauvais entretien.

En 1439, la construction de la Tour aux Pigeons fut entérinée.

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience- Porte charretière encadrée d'une porte piétonne (à gauche)
et d'une canonnière renaissance à tête de lion (à droite)

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Porte charretière en arc brisé

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Cannonière renaissance
La Tour d'Audience - Canonnière renaissance à tête de lion
VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Cannonière renaissance

En 1440, le roi Charles VII de France ordonna la prise du château des évêques de Toul.

Entre 1440 et 1460, la Tour aux Pigeons, la Tour des Loups et la Tour de la Lanterne furent
 reconstruites. On apprend notamment que Jehan Menget de Toul et son frère Thieron reçurent
la somme de 670 francs et de 4 gros et demi, le 21 juillet 1453 pour leurs travaux au château
de Void-Vacon. Jean Recouvetour fut, lui aussi, rétribué le 12 septembre 1458 pour la pose
de tuiles sur la Tour Bontemps et le 4 août 1459 pour d'autres interventions sur les fortifications.

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Fenêtre à arc en accolade et écu aux armes de la cité

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Vierge à l'Enfant
La Tour d'Audience - Vierge à l'Enfant dans sa niche ménagée
au-dessus de la porte charretière.
VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Vierge à l'Enfant

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Vierge à l'Enfant

En 1552, le roi Henri II de France obtint le château de Void-Vacon des mains du Chapitre de Toul ; 
aussitôt une garnison française de cinquante soldats intégra la forteresse. Le 15 avril 1552,
avant d'entrer dans Metz trois jours plus tard, le roi Henri s'installa à Void-Vacon.   

Au cours de la présence française, des canonnières furent ajoutées au système défensif du château.

La Tour d'Audience reçut à cette occasion une canonnière à tête de lion encore joliment conservée.

Pendant la Fronde (1648–1653), lors de la minorité de Louis XIV, des rebelles se réfugièrent
au château de Void-Vacon d'où ils furent délogés, après 5 jours de siège,
par le Maréchal Henri II de La Ferté-Senneterre (1599-1681).

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Arrière de la porte
VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience

En 1726, le château était encore intact avec son pont-levis, ses douves, sa tour-porte d'entrée et
ses quatre tours (Tour aux pigeons, Tour des Loups, Tours de la lanterne et Tour Bontemps).

Les archives nous ont laissées les noms de quelques châtelains de Void-Vacon :

Jean de Provenchères en 1359.
Matthias de Vézelise en 1360 et 1361.
Lowart Husson en 1362 à 1368.
Miles le Brun de 1368 à 1371.
Rauxin en 1381 à 1382.
Jean de Fauconcourt en 1383.
Lowerent Huard de 1405 à 1409.
Rauxin de 1410 à 1415
Raullin, fils de Rauxin, en 1415

La Tour d’Audience est protégée au titre des monuments historiques depuis le 18 juin 1938.

Au début du XXe siècle, des restaurations ont mis en valeur la Tour d'Audience.

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Porte charretière

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Porte à linteau en accolade permet d'accéder
à un escalier à vis menant au différents niveau de la tour.

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience
La Tour d'Audience - Fenêtres à accolade et écu

Architecture

Du château reconstruit au XIVe siècle, sous la forme d'un quadrilatère avec ses douves
alimentées par le Vidus, seuls subsistent la Tour aux Pigeons et la Tour d'Audience.

Les courtines atteignaient jadis 15 mètres de haut et les murs étaient épais de 2,5 mètres.

A l'origine, la forteresse de Void-Vacon comportait cinq tours : deux rondes (Tour aux Pigeons
et Tour des Loups) et trois carrées (Tours de la Lanterne, Tour Bontemps
et la Poterne ou Tour d'Audience).

http://www.void-vacon.fr/images/chateau.gif

VOID-VACON (55) - Le château -Tour de l'Audience - Marques de tacherons ou lapidaires
Marques de tâcherons montrant qu'au mois 6 tailleurs de pierre
ont œuvré à la construction de la Tour d'Audience,
excepté les autres corps de métiers présent sur le chantier
(appareilleurs, carriers, charpentiers, forgerons.. sans oublier le maitre d’œuvre,
qui a dressé le plan de la tour et soumis celui-ci au commanditaire)

Aujourd'hui, la façade externe de la Tour d'Audience offre deux portes en rez-de-chaussée
(une charretière et une piétonne), deux fenêtres au 1er étage encadrant une niche contenant
une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle, et deux autres sous la toiture. Trois profondes rainures
 verticales sur la façade rappellent la présence d'un pont-levis avec ses bras élévateurs garnis
de chaines. A l'arrière de la tour, une porte à linteau en accolade permet d'accéder à un escalier
à vis menant au différents niveau de la tour ; deux fenêtres assurent d'éclairage.

Un regard avisé aura remarqué les différentes marques de tâcherons laissées sur les pierres ;
elles sont les témoins du travail des tailleurs de pierre.

La Tour aux Pigeons, bâtie en fer à cheval, est composée de trois étages sur cave voûtée :
le premier a servit de prison et le dernier comporte des ouvertures de tir carrées
dotée jadis de mantelet de bois mobiles.

Enfin, une partie de la courtine du château subsiste en partie entre la Tour aux Pigeons
et la Tour d'Audience.


La Tour aux Pigeons
(1440-1460)

La Tour aux Pigeons et une partie de la courtine reconstituée

VOID-VACON (55) - Le château -Tour des Pigeons

VOID-VACON (55) - Le château -Tour des Pigeons

VOID-VACON (55) - Le château -Tour des Pigeons

VOID-VACON (55) - Le château -Tour des Pigeons
Reste de bretèche

VOID-VACON (55) - Le château -Tour des Pigeons
 Arrière de la Tour aux Pigeons avec le chemin de ronde


Pour en savoir plus, je vous invite à consulter l'article suivant :
M. PARISSE, Le château de Void au Moyen Age, Le Pays lorrain, 1979, p. 55- 72
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 Situation de Void-Vacon en Meuse



Localisation de la Tour d'Audience et de la Tour aux Pigeons dans Void-Vacon
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ici )
 
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