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lundi 15 janvier 2018

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915) de Robert Millefert (121e BCP)

Dès la fin de l'été 1915, les régiments français vont recevoir, au fur et à mesure, le casque Adrian,
en remplacement de la cervelière en acier que les Poilus mettaient sous leur képi.

J'ai eu le plaisir d'avoir entre les mains l'un de ces casques ayant appartenu à Robert Millefert,
soldat au 121e BCP recruté à Vesoul, et dont les descendants, aujourd'hui en Lorraine,
ont précieusement conservé cette relique de la Grande Guerre.

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)

Robert Millefert et sa plaque matricule de 1915

Ci-dessous, un extrait de son journal de guerre au moment du passage de son régiment,
le 121e BCP, dans la région de Nancy :
" Le 1er juin 1916, nous partons à Marron et à Sexey-aux-forges : vingt kilomètres à pied, pour
un jour d’Ascension, c’est fatigant ! Le lendemain, nous poursuivons notre route avec une étape
de vingt-cinq kilomètres. Nous arrivons péniblement encore à Vitrey. Cependant, en passant dans
les villages de Meurthe-et-Moselle, les civils nous présentaient du vin dans des seaux pour que
chacun y puise avec son quart, tout en restant au pas cadencé ! Les officiers nous interdisaient
d’en accepter. Arrivés dans notre nouveau cantonnement, toute la compagnie devait loger dans
un mauvais grenier. A tel point que nous avons formé le bivouac dans un pré voisin pour y dormir.
De plus, notre nourriture est très mauvaise depuis trois semaines : nous ne mangeons que des
lentilles, des harengs et de la morue. Le 3, nous allons à Haroué et à Affracourt en passant par
Vézelise où nous avons défilé devant le colonel Susbielle, commandant notre brigade."

 
Képi et sa cervelière d'acier

Avant la création du casque, 77 % des blessures reçues par les Poilus étaient localisées à la tête,
le chiffre tomba à 22 % dès 1916. Son utilisé fut donc prouvée même si on retrouve
parfois des casque Adrian percés de trous.

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)
Le cimier garni la partie sommitale du casque

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)
 L'insigne de chasseur (un cor) occupe la partie frontale du casque

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)
A la fin de la guerre, une plaque a été rivetée sur la visière en laiton avec
l'inscription «Soldat de la Grande Guerre 1914-1918».

GUERRE 14-18 : Le casque Adrian (1915)
 L'intérieur du casque est pourvue d'une protection en cuir et la jugulaire permet
de le maintenir en place sur la tête.
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vendredi 12 janvier 2018

BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)

A l'entrée du hameau du Ménil-sur-Vair, en venant de Balléville, on peut remarquer
une croix de chemin du XVIIe siècle récemment restaurée.

Établi sur un dé, le fût octogonal reçoit un croisillon dont la face donnant sur la
rue affiche un Christ en croix ayant à ses pieds le donateur, et sur la face
arrière, se trouve une Vierge à l'Enfant.

BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)

BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)

Les trois extrémités du croisillon sont ornés de coquille Saint-Jacques.

BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)
 Face côté jardin - Vierge à l'Enfant. Jésus est maintenant sur le bras
droite de sa mère qui lui tend une pomme de sa main gauche.
BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)

BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)
 Face côté rue - Le Christ en croix avec à ses pieds les reste (bas du corps)
du bienfaiteur de la croix.
BALLEVILLE (88) - Croix de chemin du Ménil-sur-Vair (XVIIe siècle)
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mercredi 10 janvier 2018

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

Situé au no 22 de la rue de la Commanderie, un immeuble typique du style de l’École de Nancy,
développe sa façade à six niveaux associant pierre, ferronnerie et vitraux.

Cette demeure est classée au titre des monuments historiques depuis 1975.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

Construit de 1901 à 1903 par l'architecte nancéien Georges Emile Biet (1868-1937) pour lui-même,
cet immeuble typique de l'Art Nouveau a bénéficié du concours de l'ébéniste Eugène Vallin,
qui a notamment conçu les ferronneries. L'ensemble s'inspire de l'esthétique médiévale.

Le maître-verrier Jacques Gruber a quand à lui réalisé les verrières.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

En grande partie détruit par un bombardement le 11 octobre 1917, l'immeuble est
 reconstruit quasiment à l'identique à partir de 1922 par Georges Biet.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)
 La Maison Biet le 11 octobre 1917

Achevée en 1924, la demeure est réoccupée et un ascenseur réalisé par la maison
Schindler d’Illzach est rajouté en 1925.

L'agencement intérieur change avec l’agrandissement des bureaux du premier étage
et du rez-de-chaussée, rejetant à l’arrière le salon et la salle à manger.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

Vers 1927, Jean Prouvé couvre le corps de terrasse par une véranda métallique,
qu’il place au-dessus du porche d'entrée.

Pour certains, cette structure dénature l'immeuble.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

La maison comporte six étages : un sous-sol, un rez-de-chaussée, trois étages supérieurs et
un étage de combles. Le rez-de-chaussée comprend les bureaux (placés en façade)
et appartements de l’architecte, le premier étage étant réservé à son père.

Les deuxième et troisième étages sont réservés aux locataires. Les combles accueillent les

domestiques. Le sous-sol sert de réserve. Tous les niveaux sont desservis par une
cage d’escalier circulaire, dont la rampe est faite de fer forgé et de bois.


NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

Un système de terrasses et de loggias occupe chaque étage, réduisant de fait l’espace habitable.

Georges Biet a conçu chaque étage en retrait, ce qui en fait un immeuble à gradins.

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)
Exemples de ferronnerie à décor d'ombelles et de feuilles de chardon
NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

NANCY (54) - Immeuble Georges Biet (1901-1902)

Une peinture murale représentant les outils de l’architecte : équerres, compas et té, entourés de
branches de lauriers reposant sur un chapiteau ionique décore le mur gauche à côté
de la porte d’entrée ; celle-ci fait référence à la formation classique reçu par
Georges Biet lorsqu'il étudia les Beaux-arts à Paris.

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