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vendredi 10 février 2017

NANCY (54) - Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

En poursuivant la visite du Musée des Beaux Arts, les visiteurs peuvent, dans les collections Daum,
admirer un vase particulier à l'effigie du duc René II de Lorraine.

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

De forme ronde, ce vase affiche donc le duc René II de Lorraine à cheval, en armure,
au tabard frappé d'un alérion, coiffé d'un chaperon emplumé et plaçant son épée derrière sa tête.

Pour réaliser cette effigie équestre de René II, les ateliers Daum se sont inspirés d'une
des gravures présentes dans la Nancéide de Pierre de Blarru.

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

Le cheval présente les croix de Jérusalem et de Lorraine.

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

Au revers du vase, on retrouve une vue partielle de la Porte de la Craffe, un alérion et une bannière
avec le cri des seigneurs lorrains "Priny, Priny" (du nom du château ducal de Prény).

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vase de René II de Lorraine (1894)

Un décor de vannerie occupe le pourtour du vase et le goulot présente des demi-soleils stylisés !
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2017 © Tous droits réservés

mercredi 8 février 2017

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

Village de la "Petite Suisse Lorraine", Griscourt a conservé une église dont la nef a été
reconstruite aux XVIIIe-XIXe siècles mais dont l'intérêt réside dans son clocher,
plus ancienne partie remontant à la fin du XIIe siècle.

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

Dépendance de l'église de Gézoncourt (édifice à découvrir ici), l'église de Griscourt
appartenait donc au diocèse de Toul, archidiaconé de Port et doyenné de Prény.

Mentionnée sous diverses appellations (Grisiacuria, Grisecourt-en-Haye, Grisecourt
en Heix en 1333), l'église a été très largement reconstruite au XVIIIe siècle.

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

Le clocher est l'unique vestige d'une église romane élevée ici à la fin du XIIe siècle.

Bien que la partie sommitale ait été remaniée en 1873, l'étage campanaire conserve
ses baies géminées romanes en plein cintre dont les colonnettes en forme de tau
sont malheureusement masquées par les abat-sons.

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

Les cintres des baies géminées romanes sont ornés de dents de scie.

Un cordon faisant le tour du clocher pour séparer l'étage campanaire des niveaux
inférieurs, repose sur de petites consoles en quart de rond.


GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

Sous l'étage des cloches, une petite baie romane en plein cintre permet l'éclairage.

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

A l'intérieur du clocher, on remarquera l'ancien portail muré et une arcade romans.

GRISCOURT (54) - Clocher roman de l'église Saint-Martin

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mardi 7 février 2017

A ECOUTER : CD "Livres de piesses dorgue" de Jean-Baptiste Nôtre

En décembre 1775, l'organiste de la cathédrale de Toul Jean Baptiste Nôtre réceptionna l'orgue
construit par Georges Küttinger pour l'abbaye de Beaupré à côté de Lunéville.



Nôtre était un organiste et un expert réputé. De lui, nous ne connaissons qu'une seule œuvre :
 huit suites pour orgue conservées dans une copie manuscrite se trouvant aujourd'hui à la
Bibliothèque de Châlons en Champagne. Un second manuscrit, de la plume d'un bénédictin toulois,
Dom Jourdez, nous éclaire également sur les mélanges de jeux que Nôtre pratiquait sur son orgue.

Détruites dans l'incendie de la cathédrale pendant le seconde guerre, les orgues de Toul furent
remplacées par un instrument n'ayant absolument plus rien à voir avec l'orgue
typiquement français qui résonnait sous ses voûtes.

Quant à l'orgue de Beaupré il fut acquis par la municipalité de Vézelise lors de la tourmente
révolutionnaire et malgré quelques transformations il a conservé plus de 80% de sa tuyauterie
d'origine. Entièrement restaurées par la manufacture Koenig de Sarre-Union, les orgues
de Vézelise sonnent aujourd'hui on ne peut plus authentiques.

C'est pourquoi, à l'occasion des 10 ans de la restauration, l'Association des Amis de l'orgue de
Vézelise a tenu à marquer l'événement en publiant un CD. Quoi de plus naturel pour le Président qui
est aussi le titulaire du prestigieux instrument que d'enregistrer l’œuvre intégrale de Nôtre sur un
orgue joué par le compositeur en se référant aux règles d'interprétation de l'époque ?

Servi par une prise son extrêmement soignée et naturelle, le CD est accompagné d'un livret
de 12 pages dont le texte fort instructif est de la plume de René Depoutot, spécialiste
incontesté de la musique en Lorraine au XVIII° siècle.

Il s'agit donc là d'une première historique mettant en valeur le patrimoine lorrain.

Le CD est disponible auprès des Amis de l'orgue de Vézelise au prix de 15 € (port compris).

L'Association a également édité un superbe calendrier (format A3) consacré à l'orgue
avec des photos remarquables et dont il reste quelques exemplaires.
 Voir le bon de commande ci-dessous !

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lundi 6 février 2017

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

Le Musée des Beaux Arts de Nancy conserve dans ses sous-sols où l'on peut retrouver
une portion du bastion d'Haussonville de 1560, une collection d’œuvres de la Cristallerie Daum.

Le vase à anse présenté ici a été réalisé en 1907 à partir de verre soufflé-moulé
avec vitrification, gravé à l'acide et à la roue, et peint à l'émail.

Des champignons ornent l'extérieur de ce vase tronconique.

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)

NANCY (54) Musée des Beaux Arts : Vases aux champignons de Daum (1907)
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samedi 4 février 2017

A LIRE : "Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine" par Fabien Niezgoda

Aujourd'hui rencontre avec Fabien Niezgoda, médiéviste et professeur d'histoire-géographie à
Saint-Dié,à la médiathèque de Ludres, pour l'exposition sur la Bataille de Nancy
et René II de Lorraine.

A cette occasion, il m'a donné un exemplaire de son ouvrage consacré à l'histoire des Guerres
de Bourgogne et de la Bataille de Nancy ; dans lequel il a souhaité, au regard de son
mémoire de maîtrise effectué à l'Université Nancy II, éclairer les lecteurs
sur les "partisans" lorrains du Téméraire.

Un ouvrage de référence sur le sujet à lire... d'urgence !

"Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine" par Fabien Niezgoda

Un ouvrage de qualité, édité par les Éditions le Polémarque que vous pouvez vous procurer
au prix de 12 € auprès de son auteur en lui envoyant un courriel ici : fab.niezgoda@orange.fr

Fabien Niezgoda dédicaçant un exemplaire de son livre
à la médiathèque de Ludres 

Pour en savoir plus !
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vendredi 3 février 2017

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

Le petit hameau d'Aureil-Maison, situé à deux pas de Lamarche, dont il dépend, a conservé
une belle chapelle en grande partie romane ; elle est dédié à la Vierge.

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
La chapelle vue du sud-ouest, avec son clocheton en bois

La première mention de cette chapelle date de 1043 au moment où l'évêque de Toul, Brunon de Dabo
(1026-1051) entérina la création du prieuré de Deuilly. En effet, on apprend que le petit monastère
détenait alors la moitié de l'église d'Aureil-Maison (mediatatem ecclesiae de Aurelii mansionibus).

Que sait-on alors de l'édifice en ce milieu du XIe siècle ?

Pas grand chose ; il devait en tout cas être modeste, peut-être en bois !

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Le chevet avec son abside semi-circulaire

Dès le milieu du XIIe siècle, la chapelle fut reconstruite en style roman, en commençant
par le chœur et poursuivant par la nef.

En 1188, l'évêque de Toul, Pierre de Brixey (1168-1191) confirma que la chapelle d'Aureil-Maison
relevait bien du prieuré de Deuilly, dont le prieur nommait le curé de la paroisse.

En 1195, le pape Célestin III (1191-1198) valida de nouveau cette possession à Deuilly.

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
 Chevet - L'abside romane semi-circulaire avec ses arcatures en plein cintre
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

Passé le XIIe siècle, on a peu d'information sur l'histoire de l'édifice. On constate cependant que
l'église n'a subie que peu de modifications. Lors de l'effondrement probable du clocher roman
(situé au-dessus de l'avant-chœur), à une date inconnue, celui-ci ne fut pas réédifié ;
ainsi toute la nef et l'avant-chœur furent recouvert d'une toiture unique.

Dépourvu alors de clocher, la municipalité fit placer, au cours du XIXe siècle, un clocheton
en bois à l'aplomb de la porte d'entrée.

Enfin, depuis le 3 mars 1926, la chapelle est inscrite à l'inventaire supplémentaire
 des monuments historiques.

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
La nef - Le mur sud avec ses trois baies romanes en plein cintre ébrasées

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
La nef - Chapiteau roman à têtes de bélier intégré dans l'angle sud-ouest

Dans son gros œuvre, la chapelle d'Aureil-Maison remonte à la seconde partie du XIIe siècle.

Le chœur avec sa travée demeure la partie la plus ancienne puisqu'elle peut être datée des
alentours de 1150. La nef semble plus tardive, de l'extrême fin du XIIe siècle
voire du début du XIIIe siècle.

Portail roman en plein cintre avec vitrail à entrelacs en guise de tympan

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
La nef plafonnée et le chœur romans

De l'extérieur, on a une belle vue depuis l'esplanade et l'on remarque d'emblée le curieux clocheton
en bois rajouté tardivement au-dessus de la porte d'entrée. En faisant le tour de l'édifice, on peut
remarquer la présence de trois baies romanes en plein cintre ébrasées sur les murs nord et sud.

Le chevet est composé d'une simple abside semi-circulaire avec un décor d'arcatures en plein cintre.
La façade occidentale présente un  portail roman assez simple à voussures en plein cintre
retombant sur des colonnes à chapiteaux évasés et à feuilles lancéolées ; en guise de tympan,
un vitrail à entrelacs moderne a été placé sous les voussures romanes.

Mais existait-il un tympan en pierre à l'origine ? Impossible à dire mais certains,
comme Hubert Collin, spécialiste de l'art roman en Lorraine, doute de cette hypothèse.

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

A l'intérieur de l'édifice, la nef unique nous accueille dans toute sa sobriété ; elle est plafonnée
comme bon nombre d'autres églises romanes de Lorraine. En effet, il n'est pas rare de trouver,
à une époque où le voûtement en pierre se démocratise, des églises à plafond plat à lattes de bois.

Passée la nef, qui n'a rien d'exceptionnel, on se présente devant l'arc triomphal en plein cintre brisé
donnant accès à l'avant-chœur précédent le chœur semi-circulaire. On remarquera l'imposte à
moulure torsadée du mur à droite de l'arc triomphal.
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Arc triomphal roman en plein cintre brisé séparant la nef du chœur

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Partie droite de l'arc triomphal - L'imposte à moulure torsadée
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

En entrant dans l'avant-chœur (supportant le clocher roman effondré), on est saisit par la beauté
simple de la voûte sur croisée d'ogives. On y découvre aussi, placée contre le mur, l'ancienne
pierre tombale à la croix pattée (XIVe siècle) appartenant à un chevalier ; elle se trouvait
à l'origine au milieu de la nef d'après un relevé fait par Georges Durand au début du XXe siècle.

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
L'avant-chœur et le chœur

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
L'avant-chœur - La voûte à croisée d'ogives
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

Le chœur roman possède un décor d'arcature à cinq arcs en plein cintre reposant sur cinq colonnes
à chapiteaux à feuillage et ruban. Au milieu de cette arcature, au-dessus de l'autel et sur un
piédestal, une Vierge à l'Enfant en bois de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle,
trône fièrement ; seul l'Enfant Jésus, qui tient de sa main gauche une pomme,
est mutilé (il lui manque la tête).

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Le chœur et son arcature en plein cintre
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Chœur - Chapiteau roman à feuillage

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Chœur - Chapiteau roman à feuilles et ruban


AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Chœur - Vierge à l'Enfant en bois (fin XIIe siècle ou début XIIIe siècle)
AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame

AUREIL-MAISON (88) - La chapelle Notre-Dame
Dalle funéraire à croix pattée (XIVe siècle) 

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Situation du hameau d'Aureil-Maison dans les Vosges


Localisation de la chapelle dans le hameau d'Aureil-maison
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI )

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