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dimanche 11 février 2018

METZ (57) - Conférence "Gérer un chantier au Moyen-Age. L'exemple du moineau Desch" (17 février 2018)

Mylène Didiot et Julien Trapp, membres d’Historia Metensis, proposent une conférence-visite
le samedi 17 février 2018 à la Porte des Allemands, de 14h30 à 17h.


À la fin du Moyen Âge, la ville de Metz est protégée par une vaste enceinte de près de 6 km de long.
 Au début du XVIe siècle, tout un ensemble architectural est construit au nord de la porte des
Allemands. Grâce aux données recueillies sur le terrain et en archives par les membres d’Historia
Metensis, cette conférence vous expliquera comment et par qui était géré un chantier de construction.

Cette présentation sera suivie d’une visite de la caponnière Desch et de l’ensemble architectural
construit au début de la Renaissance, ainsi que de l’exposition « L’imprenable Metz ».

(Attention : le programme peut être modifié en fonction des conditions météorologiques.)

Contacts :
Tél : 03 87 55 54 98

email : portedesallemands@mairie-metz.fr
 
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2018 © Tous droits réservés

jeudi 18 janvier 2018

METZ (57) - Conférence "Les ponts fortifiés de l'enceinte urbaine de Metz" (27 janvier 2018)

Mylène Didiot et Julien Trapp, membres d’Historia Metensis, proposent une conférence-visite
le samedi 27 janvier 2018 à la Porte des Allemands, de 14h30 à 16h.


À la fin du Moyen Âge, la ville de Metz est protégée par une vaste enceinte de près de 6 km de long.
Baignée par la Moselle et la Seille, la muraille franchit les deux rivières sous la forme de
quatre ponts fortifiés, véritables forteresses. À travers cette conférence, vous pourrez
découvrir leur configuration et leur fonctionnement grâce au travail mené par les
membres de l’association Historia Metensis, tant sur le terrain qu’en archives. 

Cette présentation sera suivie d’une visite du pont des Grilles de la Basse-Seille, dernier
vestige de ces portes d’eau, ainsi que de l’exposition « L’imprenable Metz ».

(Attention : le programme peut être modifié en fonction des conditions météorologiques)
 
Contacts :
Tél : 03 87 55 54 98

email : portedesallemands@mairie-metz.fr
 
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2018 © Tous droits réservés

mardi 5 décembre 2017

A LIRE : "Défendre Metz à la fin du Moyen Age"

C'est avec plaisir que je viens de recevoir "gracieusement" le nouvel ouvrage de
l'Association Historia Metensis sur les fortifications de Metz.

Cette nouvelle publication a été soutenue par un financement participatif !

Julien Trapp et Mylène Didiot, docteurs en histoire, sont à l'origine de cet ouvrage pour lequel
ils se sont entourés d'autres spécialistes. Il semblait nécessaire de faire un état des lieux des
fortifications messines, ce qu'a fait Historia Metensis entre 2011 et 2016 en effectuant
notamment une étude archéologique des vestiges existants et en complétant les
données recueillies sur le terrain par le dépouillement des documents d’archives.

A LIRE : "Défendre Metz à la fin du Moyen Age"

Cet ouvrage concentre, en  plus de 550 pages, une masse de données exceptionnelles
sur les fortifications médiévales et renaissance de la cité messine.

L’enceinte urbaine de Metz, longue de 5 575 m, était jadis flanquée de 76 tours, de 7 portes
et de 12 poternes. Au XIVe siècle, la cité se munit d’une administration spécialisée,
les Sept de la guerre, chargés de gérer la défense et la diplomatie, et les Sept des murs,
dédiés à l’entretien de la fortification à l’aide des corporations de métiers. 

Richement documenté et illustré (cartes, photos, relevés, plans, coupes...), ce livre en grand
format est désormais une référence pour l'histoire des fortifications de Metz du XIIIe
au XVIe siècles. La Porte des Allemands, la caponnière ou moineau Desh, la tour
Camoufle et toutes les autres tours existantes ou ayant disparues sont abordées.

Pour vous le procurer, il suffit de contacter Julien Trapp, président d'Historia Metensis
en cliquant sur sa photo en dessous !

http://historiametensis.eklablog.com/contact
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2017 © Tous droits réservés

vendredi 28 février 2014

BREMONCOURT (54) - Maison-forte

Au pied du coteau de Brémoncourt, on peut encore voir une ancienne maison-forte
transformée, depuis des années, en annexe d'une ferme agricole.

Malheureusement, son état se dégrade jour après jour !

La maison-forte au pied du village

Aperçu historique

Terre relevant du duc de Lorraine, Brémoncourt fut inféodé, pour moitié, à la famille de Vandières-Sorcy dès le milieu du XIIIe siècle.

En 1291, le duc Ferri III de Lorraine (1251-1303) donna la terre de Brémoncourt et celles de Lenoncourt et de Plombières, à son quatrième fils, Ferry.

Le nouveau seigneur de Brémoncourt et sa femme, Marguerite de Blâmont, favorisent les abbayes d'Etival et de Beaupré en les dotant de terres et d'étangs sur le ban de Brémoncourt, de Chaumont, d'Einvaux et de Froville. Des étangs et deux moulins sont alors aménagés à Brémoncourt à côtés des bâtiments agricoles et de la maison-forte (bâtie avant 1319).

Entre 1317 et 1321, Ferry et ses fils, Jacques et Gérard, endettés, sont contraints de vendre la moitié du village de Brémoncourt ainsi qu'une partie de la maison-forte à Mathieu de Lorraine, leur cousin. Ainsi, le 19 janvier 1319, Mathieu de Lorraine acheta la moitié de Brémoncourt à ses cousins, Jacques et Gérard. Le 10 juin 1321, le mardi avant la Saint-Barnabé, Jacques de Brémoncourt vendit ainsi à son parent, la grange pour 16 livres tournois. Enfin, le 1er septembre 1321, le même Jacques se dessaisit des trois quarts de la maison-forte pour 74 livres tournois.

Au début du XVe siècle, la maison-forte passa au chevalier Collignon de Ludres, bailli de Nancy et capitaine de Neufchâteau.

Après 1427, la maison-forte de Brémoncourt devint la propriété des familles de Deuilly, de Ville-sur-Illon et d'Haraucourt. En effet, la fille de Collignon de Ludres, Jeanne, épousa le maréchal de Lorraine, Charlot de Deuilly ; puis leur fille, Catherine de Deuilly, devint la femme d'Antoine de Ville-sur-Illon, et enfin, Jeanne de Ville-sur-Illon se maria à Jacques de Haraucourt.
Le 17 juin 1506, Jacob et Philippe de Haraucourt firent leurs reprises auprès du duc René II de Lorraine, pour leurs biens de Haraucourt, Pulligny, Brémoncourt, Removile, Richardménil.

BREMONCOURT (54) - Maison-forte
La maison-forte, côté ferme

La seigneurie de Brémoncourt passa ensuite à la famille de Raigecourt. Henri de Raigecourt, grand-maître de l'artillerie de Lorraine prit ainsi possession de la maison-forte le 27 juillet 1622. Pour service rendu, il fut nommé commissaire général des guerres, le 10 septembre.

En 1644, après les dépradations des soldats pendant la Guerre de Trente Ans, le village de Brémoncourt ne comptait plus que trois foyers.

Le 17 février 1663, le neveu d'Henri de Raigecourt, François-Henri, grand-veneur de Lorraine et du Barrois, époux de Beatrix de Beaufremont, rendit hommage au duc de Lorraine pour sa baronnie de Brémoncourt dont il venait d'hériter. Ensuite se succédèrent plusieurs membres de la famille de Raigecourt. Ainsi, Claude-Bernard de Raigecourt, seigneur d'Ancerville, fils de François de Raigecourt, devint baron de Brémoncourt ; et Nicolas de Raigecourt, colonel d'un régiment de cavalerie du roi de France et chambellan du duc Léopold de Lorraine, fut fait comte de Brémoncourt.

En 1710, les archives rappellent que la haute, moyenne et basse justice étaient détenues par les sires de Raigecourt.

Pour finir, les seigneurs de Brémoncourt étaient également collateurs de la chapelle Saint-Nicolas sise dans l'église paroissiale Saint-Rémy.


BREMONCOURT (54) - Maison-forte
La façade présente des ouvertures des XVIIe-XVIIIe siècles.
La tour nord-est (à droite sur la photo)

Architecture

Située dans une dépression marneuse, à 400 m au sud-est de l'église et du village, la maison-forte de Brémoncourt occupe une terrasse quasiment carrée de 30 m sur 33 m, avec, sur trois côté, un fossé large de 10 m sur 1 m de profondeur et sur 60 m de long. Un filet d'eau coule aujourd'hui dans le fossé alors qu'à l'époque de son occupation par les seigneurs de Brémoncourt, il était inondable grâce à l'eau de l'étang tout proche (aujourd'hui disparu !)

Le bâtiment actuel, en forme un U, est composé d'un corps principal de 28 m x 9 m à l'est, flanqué de deux tours circulaires, de 5 m de diamètre, au nord-est et au sud-est et de deux ailes en retour.

Une chapelle, dédiée à Sainte-Anne, existait aussi à l'intérieur même de la maison-forte, dès 1617. Un officiant était chargé de célébrer l'office tous les vendredis.

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Vous pouvez agrandir les vignettes en cliquant dessus !

BREMONCOURT (54) - Maison-forte
La maison-forte depuis le coteau
BREMONCOURT (54) - Maison-forte
La maison-forte avec la tour en partie éventrée
BREMONCOURT (54) - Maison-forte

BREMONCOURT (54) - Maison-forte
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Localisation du village de Brémoncourt en Meurthe-et-Moselle

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Copyright - Olivier PETIT - 2014 © Tous droits réservés

mercredi 12 juin 2013

LIVERDUN (54) - La Porte Haute

De son passé médiéval fortifié, la petite ville de Liverdun a gardé la Porte Haute. Ce dernier témoin est l'un des plus beaux exemples de porte fortifiée en Lorraine. Elle se situe sur l'éperon dominant la vallée de la Moselle.
 
 LIVERDUN (54) - La Porte Haute
Aperçu historique

Que savons-nous de l'origine des fortifications de Liverdun ?

En 406, la ville fut assiégée par les Vandales laissant ainsi supposer que la cité était entourée de remparts.

En 730, Arnould, l'un des officiers de Charles Martel, tenta de s'emparer en vain de Liverdun, alors à l'abri derrière ses murs.

De 1165 à 1182, l'évêque de Toul Pierre de Brixey (1167-1192) fit reconstruire le château et les remparts pour se prémunir d'une éventuelle attaque du duc de Lorraine, Mathieu 1er  (1139-1176) et de l'évêque de Verdun, Richard III de Crisse (1163-1171).


Plan des fortifications de Liverdun avec la Porte Haute


En 1365, l'évêque de Toul, Jean de Heu (1363-1372), plaça des hommes d'armes dans sa cité de Liverdun au moment même où l'insécurité grandissait. La Porte-Haute accueillit alors une petite garnison.

En 1436, les remparts furent renforcés et réparés sur ordres de l'évêque de Toul, Henri II de Ville-sur-Illon (1409-1436).

Malgré les restaurations et le renforcement des fortifications de Liverdun, la cité fut enlevée, en 1460, par Thiébaut IX de Neuchâtel (1459-1469). Ce coup de main  était destiné à contre-carrer les projets du  duc de Lorraine, Jean II (1452-1470).

Après six semaine de siège, la ville de Liverdun fut prise, le 16 septembre 1467, par les  hommes du maréchal de Lorraine, Jean de Fénétrange. Les remparts furent démantelés.

En 1587, les Reîtres du duc de Bouillon, Guillaume Robert de la Marck  (1559-1588), ravagèrent la région et enlevèrent Liverdun, qui semblait alors dépourvue d'une partie des ses fortifications.

Le 26 juin 1632, le traité dit de Liverdun fut signé entre le duc Charles IV de Lorraine (1625-1675) et le roi de France, Louis XIII (1610-1643). Le duc de Lorraine en profita pour demander la reconstruction des remparts de Liverdun. Nul ne sait si cela a été fait !

En 1702, le pont levis en bois fut remplacé par un pont dormant.

Peu à peu la ville de Liverdun s'endormit et ses remparts restèrent à l'abandon...avant une renaissance au XXe siècle.

Architecture

Contemporaine du château des évêques de Toul, édifié au XIIe siècle, la Porte Haute appartenait au système défensif enserrant Liverdun.

Elle date de la fin du XVe siècle avec des modifications au XVIe siècle. Son accès se faisait jadis au moyen d'un pont-levis aujourd'hui disparu et remplacé par un pont dormant en pierre, en 1702.

La porte se compose donc d'un corps central accueillant l'ouverture en plein cintre au-dessus de laquelle deux rainures ont été aménagées pour recevoir les bras du pont-levis ;  viennent ensuite les deux tours, l'une ronde (à gauche) et l'autre carrée (à droite) encadrant ce corps. Une herse (aujourd'hui disparue) barrant la porte, servait de complément défensif au pont-levis.

Enfin, le fossé qui subsiste sur la gauche du pont dormant n'était évidement pas en eau ! A droite, le précipice suffisait pour décourager les éventuels assaillants.
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Vous pouvez agrandir les vignettes en cliquant dessus !


LIVERDUN (54) - La Porte Haute
La Porte Haute avec son pont dormant
LIVERDUN (54) - La Porte Haute

LIVERDUN (54) - La Porte Haute
La Porte Haute depuis le fossé

LIVERDUN (54) - La Porte Haute
Vue depuis l'intérieur de la ville
LIVERDUN (54) - La Porte Haute

LIVERDUN (54) - La Porte Haute

LIVERDUN (54) - La Porte Haute

LIVERDUN (54) - La Porte Haute

LIVERDUN (54) - La Porte Haute
La tour carrée et la vallée de la Moselle

LIVERDUN (54) - La Porte Haute
Les archères des tours
LIVERDUN (54) - La Porte Haute
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Site internet d'intérêt

Les fortifications de Liverdun sur le Blog de Liverdun
ici

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Localisation de Liverdun en Meurthe-et-Moselle


Situation de la Porte Haute dans Liverdun
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ici)

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Copyright - Olivier PETIT - 2011-2013 © Tous droits réservés

mercredi 14 décembre 2011

THELOD (54) - La Tour des Templiers

Après l'église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Epvre (visible ICI ) et la croix-calvaire (visible ICI ), le village de Thélod possède également un autre monument plus énigmatique : la Tour des Templiers.

Cette tour hexagonale, datée du XVe siècle, n'aurait aucuns liens avec les Templiers, qui ne possédaient d'ailleurs rien à Thélod selon Monsieur Michel Henry, spécialiste de l'ordre du Temple en Lorraine et auteur de plusieurs articles et ouvrages sur le sujet.

Mais pourquoi donc l'attribuer aux Chevaliers du Temple !

Certains d'entre-vous ont-ils peut-être la réponse ?

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Vous pouvez agrandir les vignettes en cliquant dessus !

THELOD (54) - La Tour des Templiers

THELOD (54) - La Tour des Templiers

THELOD (54) - La Tour des Templiers

THELOD (54) - La Tour des Templiers

THELOD (54) - La Tour des Templiers

THELOD (54) - La Tour des Templiers


Cette tour peut-être visitée pendant les journées du patrimoine et pour les groupes
car elle sert aussi de mini-musée pour des outils anciens

Renseignements au 03 83 26 45 00 ou contact@cc-mosellemadon.fr

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Localisation du village de Thélod en Meurthe-et-Moselle


Situation de l'église, le calvaire et la Tour des Templiers dans le village de Thélod
 (Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI)
Les épingles de couleur sont cliquables

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Copyright - Olivier PETIT - 2011 © Tous droits réservés

mardi 3 mai 2011

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

Connue pour sa célèbre Imagerie, Épinal est une ville qui a conservé de son passé médiéval
une partie de ses remparts qui enserraient la ville. L'une des trois tours, encore debout,
sert aujourd'hui de cadre au Musée du Chapitre où l'on peut découvrir une belle maquette
montrant la ville d'Épinal entourée de ses murailles en 1626.

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux


Aperçu historique

Un embryon de rempart, peut-être palissadé, a probablement vu le jour peu
après la création du château vers 965-984. 


En 1139, voyant son autorité contestée par l'avoué d'Épinal, l'évêque de Metz, Étienne de Bar
(1121-1162), fit appel au duc de Lorraine, Matthieu 1er (1139-1176)
pour récupérer son bien.

En 1140, le bourg d'Épinal est mentionné dans les archives. Peux-t-on alors imaginer
qu'il était entouré d'un rempart ? Sûrement !

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

Au XIIIe siècle,  l'évêque de Metz, Jacques de Lorraine (1239-1260), fit édifier un rempart
composé de dix-huit tours et sept portes. Haut de 10 m et de 2 m d'épaisseur,
les murs étaient précédés d'un fossé.

En 1289, Épinal fut assiégée par les hommes du comte Thiébaut II de Bar (1240-1291) et
du duc Ferry III de Lorraine (1251-1303) en raison d'une dette de 8 000 livres non payée
par l'évêque de Metz, Bouchard d'Avesnes (1282-1296). Bien que fortifiée,
la cité ne put repousser les assaillants.

Mécontent du gouvernement de l'évêque de Conrad II Bayer de Boppart (1415-1459), les Spinaliens
s'en remirent alors au duc de Lorraine, René 1er d'Anjou (1431-1453) pour trouver une solution. 

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux



En 1444, le roi Charles VII de France (1422-1461) fit une entrée solennelle dans la ville sur
demande des bourgeois encore mécontents et qui voyaient en lui un seigneur plus
digne de les gouverner ! Relevant désormais du royaume de France,
les tours des remparts furent parées des armoiries royales.

Après avoir repris son indépendance vis à vis du Roi de France, les Routiers royaux attaquèrent
Épinal en 1463 et l'enlevèrent à la faveur de la nuit. Ulcérés, les habitants
de la ville reprirent la ville et chassèrent les intrus.


A partir du 21 juillet 1466, la cité dépendait du duché de Lorraine.

En 1471, un boulevard de terre protégé par une enceinte palissadée fut placée en
avant des remparts, à l'emplacement actuel du quai des Bons-Enfants.

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Le 14 octobre 1473, les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire mirent le siège
devant la cité alors commandée par Jean, bâtard de Vaudémont (1450-1509), fils illégitime
du comte Antoine de Vaudémont (1418-1458). Épinal tomba alors entre les
mains du duc de Bourgogne malgré les puissants remparts.

Le 8 septembre 1476, le duc René II de Lorraine (sa biographie est consultable ICI) et le bâtard
de Vaudémont se présentèrent devant Épinal bien décidés à enlever la place alors fidèle
au duc de Bourgogne. La garnison bourguignonne se rendit sans combattre voyant
le déséquilibre des forces en présence.

Avec la Guerre de Trente, Épinal fut au cœur des convoitises françaises et lorraines. La cité
changea de mains plusieurs fois et les remparts furent renforcées pour faire face
aux différents sièges. En 1633, Épinal relevait toujours du duché de Lorraine.

En 1635, Épinal, alors ville royale, subit le siège des troupes ducales de Charles IV de Lorraine
(1625-1675). Malgré une défense énergique de la part de la garnison française aux ordres
de Lamezan, la cité tomba. Les remparts nécessitèrent une réfection urgente.


EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Plan d'Épinal avec ses remparts en 1626
Peinture de Nicolas Bellot (1600-1672)
Épinal - Musée départemental des Vosges
L'ovale clair montre où se trouvent les restes des remparts

Evocation des remparts d'Epinal par l'IA d'après les peintures de Bellot

Fin 1636, les portes de la ville furent ouvertes aux troupes ducales de Clinchamps. Mais la ville
redevint royale peu après lorsque l'armée du duc de Longueville s'en empara. Les mercenaires
suédois duc Charles IV de Lorraine reprirent la ville aux français en 1637.

Grâce aux comptes de la ville établis en 1639, on apprend que les Spinaliens durent financer
l'entretien de la garnison chargée de la défense des remparts. La même année, les fortifications
(remparts, tours et portes) furent renforcées ; de février à mai, des palissades de pieux furent placées
sur de la terre tassée, en mars, des logements pour la garnison furent établis près des remparts,
en avril, une demi-lune défendant la Porte d'Arches fut renforcée et une nouvelle poudrière
remplaça celle détruite en février ; en mai, les maisons trop proches du rempart
furent éboulées et des munitions, grenades et le canon de Cheniménil
furent amenés pour la défense de la cité.

En avril 1641, le duc Charles IV de Lorraine et sa femme Béatrix  de Cusances (1614-1633)
s'installèrent à Épinal, faute de loger dans leur capitale nancéienne alors aux mains de l'ennemi.



EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Siège d’Épinal par Du Hallier (août 1641)
On voit une partie des remparts rattachés au château

Le 23 août 1641, les régiments de Du Hallier assiégèrent les remparts d'Épinal. Le 25, la ville,
défendue par les hommes du baron de Clinchamp, capitula. Les vainqueurs exigèrent le
paiement de 400  francs aux officiers de son artillerie  « parce que le canon avait tiré ». 

Fin août 1641, les 6 000 combattants français du maréchal de Grancy enlevèrent Épinal.
Un serment de fidélité au roi de France fut alors exigé.

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

En 1644, malgré la garnison et les fortifications, le maréchal de la Ferté-Sénectère prit la cité
qui retomba peu après entre les mains des Lorrains.

En février 1651, le maréchal de la Ferté-Sénectère ne put s'emparer d'Épinal alors défendue par
quatre régiments lorrains. Constatant qu'un tiers des bourgeois avaient quitté la ville
pour rallier la Bourgogne, les échevins d’Épinal renforcèrent la garnison qui eut
alors pour mission d'empêcher toute fuite de bourgeois spinaliens.

La Ferté-Sénectère s'empara sans coup-férir d’Épinal en 1653.

Redevenue ducale en 1661, les fortifications d'Épinal furent réparées et renforcées
sur ordre du duc Charles IV. 

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux


Le 26 août 1670, la ville fut assiégée et enlevée par le maréchal de France, François de Blanchefort
de Créquy de Bonne (1630-1687). Les remparts furent, dans la foulée, démantelés
sur ordre du roi de France Louis XIII.

Les remparts subirent évidement les sièges au cours de la Guerre Franco-Prussienne (1870-1871)
et en 1914, une garnison de 14 000 soldats s'installa à Épinal, devenue l'une des quatre
place-fortes proche de la frontière avec l'Allemagne.

Puis peu à peu, les remparts disparurent au gré des destructions et reconstructions...

Ce n'est qu'à partir de 1991 que ces fortifications furent exhumées et mises en valeur.


Architecture


En observant la peinture de Nicolas Bellot (1600-1672) représentant Épinal en 1626, on voit
que les remparts enserrant la ville étaient reliés aux murailles de la basse-cour
du château dominant la ville.

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
 Les remparts d'Epinal replacé dans la ville actuelle
(Création de  Pierre Gnaedinger, auteur de la maquette du Musée du Chapitre)

Aujourd'hui, sur 75 m, une petite portion des remparts spinaliens est conservée. Trois tours et des
pans de murailles en constituent l'essentiel ; la tour du milieu sert d'écrin au Musée du Chapitre.

Bâtis en grès vosgien rose, ces remparts remontent en grande partie au XIIIe siècle avec un appareil
régulier présentant encore des ouvertures de tir à étrier (typiques du XIIIe siècle) associées à
des bouches à feu plus tardives (correspondant à l'adaptation à l'artillerie de la fin du XVe siècle).


Enfin, on remarquera les vestiges du fossé en avant des murs et tours.

Une poterne encore visible permettait aux assiégés de s'échapper.
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Vous pouvez agrandir les vignettes en cliquant dessus ! 

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Le fossé avec la Tour du Musée

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour du Musée du Chapitre

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour du Musée du Chapitre - Bouche à feu (fin XVe siècle) remplaçant une ancienne meurtrière
à étrier (XIIIe siècle) dont on voit encore la fin.

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Les remparts et le fossé
EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Fossé - Archère à étrier (XIIIe siècle)

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

La poterne donnant dans le fossé

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Escalier donnant accès aux étages
EPINAL (88) - Les remparts médiévaux

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
L'arrachement de la Tour du Chapitre et le puits de la citerne

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Puits de la citerne

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques et la Tour du Musée du Chapitre

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques arasée avec une bouche à feu

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques - Bouche à feu (Fin XVe siècle)

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques arasée avec meurtrière à étrier

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques - Archère à étrier (XIIIe siècle)

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques - Intérieur

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
Tour Jacques - La bouche à feu vue de l'intérieur

EPINAL (88) - Les remparts médiévaux
La Tour du Musée du Chapitre
EPINAL (88) - Les remparts médiévaux


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Liens internet

La maquette de la ville d'Épinal en 1626

Epinal sur le site de "la Lorraine d'hier et d'aujourd'hui"

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Localisation d'Épinal dans les Vosges


Situation des remparts dans la ville
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI )
Les épingles de couleurs sont cliquables !
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