Rechercher dans ce blog

lundi 29 février 2016

BATTIGNY (54) - Eglise Saint-Germain (XIIe-XVIIIe siècles)

A Battigny, petit village meurthe-et-mosellan, une belle église en partie médiévale domine
toujours les toits depuis le coteau légèrement escarpé.



Bâtie dans la seconde moitié du XIIe siècle, l'église Saint-Germain est, en partie, entourée
par le cimetière où quelques tombes anciennes ont été préservées.


 Appartenant au diocèse de Toul, doyenné de Saintois, ce sanctuaire était une annexe
de l'église de Puxe et les dîmes relevaient de l'abbaye vosgien de Belval
(depuis l'époque du comte Renaud de Bar)


A la fin du XVe siècle, l'officiant de Battigny était désigné par le curé et le chapitre de Vaudémont
pour un tiers et les moines de Nancy, successeurs de ceux de Belval.


 
Au XVIe siècle, la base du clocher est reprise et des fresques, figurant notamment Saint-Nicolas,
sont figurées sur les murs de la nef unique. Celles-ci ont été redécouvertes en 2009
et restaurées dans la foulée grâce à la Fondation du Patrimoine.




 Le chevet plat avec l'ouverture gothique murée et une baie romane en plein cintre ébrasée


Clocher roman et baie gothique à remplages et oculus quadrilobé
 
 Étage campanaire du clocher avec ses baies romanes en plein cintre géminées 
et soulignées par un cordon de billettes.



 Faces est et sud du clocher avec ses baies romanes mutilées ou non
 



Face nord du clocher : Baies géminées romanes en plein cintre à colonnettes et
chapiteaux cubiques, soulignées par un cordon de billettes





 Vestige d'une baie géminée romane de la façade ouest du clocher

Mur sud avec ses baies en plein cintre ébrasée et la fenêtre gothique du transept

 Fenêtre gothique du transept sud

Mur sud de la nef avec ses deux grandes baies en plein cintre (XVIIIe siècle)

Mur nord de la nef avec ses baies romanes en plein cintre ébrasées

L'une des baies romanes romanes en plein cintre ébrasée

 Façade de la nef en partie remaniée


Façade - Oculus roman quadrilobé

Morceau d'un décor roman réemployé dans la maçonnerie

Oculus gothique à remplage quadrilobé

Croix anciennes marquant jadis l'emplacement de tombes

Croisillon d'une croix de chemin avec le Christ

_________________________ 

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2016 © Tous droits réservés

vendredi 26 février 2016

NANCY (54) - Vierge à l'Enfant (XVIe siècle)

La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Nancy recèle des trésors de sculpture
dont cette exceptionnelle Vierge à l'Enfant polychrome du XVIe siècle
présentée dans la chapelle Saint-Gauzelin, derrière les grilles de
François Jeanmaire, disciple de Jean Lamour.


Vêtue d'un long vêtement verdâtre galonné, la Vierge aux longs cheveux ondulées et couronnée
tient de sa main droite des roses et de son avant-bras gauche soutient l'Enfant Jésus,
qui pointe de sa main droite les roses et tient une demi-pomme de sa main gauche.


Cette Vierge à l'Enfant est une œuvre influencée par sculpture rhénane de la Renaissance.



Cette œuvre d'exception est malheureusement moins connue que la Vierge de Bagard,
située dans le chœur de la cathédrale, et Notre-Dame de Bonne Nouvelle,
placée sur l'autel du transept nord.

Cependant au regard de sa qualité artistique, elle mériterait une meilleure place,
dans la lumière, valorisée par un éclairage pertinente !

____________________


Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2016 © Tous droits réservés

mardi 23 février 2016

NANCY (54) - 250 ans de la mort de Stanislas : cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)

Avec les 250 ans de la mort de Stanislas Leszczynski (1677-1756), l'occasion est belle
pour vous présenter son cénotaphe, conservé dans l'église Notre-Dame de Bonsecours.

Le 23 février 1766, Stanislas Leszczynski meurt à quatre-vingt-huit ans au château de Lunéville,
des suites de graves brûlures occasionnées, le 5 février, par le feu d'une cheminée auprès
de laquelle il s'est réchauffé et qui a enflammé sa robe de chambre.

Le dernier duc de Lorraine s'éteint ainsi après dix-huit jours de souffrances.

NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)
Le cénotaphe de Stanislas est placé, du côté de l'épître, face à celui de Catherine Opalinska.
Les attributs de la royauté sont présents. Sur le vaste socle qui supporte Stanislas est posé
le globe terrestre à demi enveloppé dans un voile de deuil, symbole de la douleur
universelle que causa la mort du souverain.
 
Pour lui rendre hommage, le roi Louis XV, gendre de Stanislas, demanda la création
d'un cénotaphe pour l'église Notre-Dame de Bonsecours.

En 1768, le sculpteur français Louis-Claude Vassé (1716-1772) est ainsi chargé de la réalisation
du monument funéraire en marbre et en bronze. Malheureusement, il ne put le terminer.

Un autre sculpteur français, lauréat du Prix de Rome (1758) et disciple de Vassé, Félix Lecomte
(1737-1817) achève le cénotaphe, qui est placé dans l'église de Bonsecours en 1775.

NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)
 Le roi, vêtu à la polonaise, représenté couché à la manière antique, la main droite
est appuyée sur un bâton de commandement. A côté, figure notamment la couronne.
NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)

NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)
 A gauche, allégorie de la Lorraine agenouillée et couronnée, tournant son regard bienveillant
vers le souverain allongé, en tenant une tablette où est gravé le texte biblique : 
"Non recedet memoria ejus, et nomen ejus requiretur a generatione in generationem"
(Sa mémoire ne s’effacera pas, et son nom sera honoré de siècle en siècle)
NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)

NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)
 A droite, allégorie de la Charité, prostrée, se pâmant et donnant le sein à un nourrisson
NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)

NANCY (54) - cénotaphe de Notre-Dame de Bonsecours (1768-1775)

A la base du cénotaphe, un grand cartouche contient un texte en latin, rappelant à la postérité
les vertus du "Bienfaisant" roi Stanislas envers la Lorraine.
 
Voilà la traduction du texte :
"Ci git Stanislas, le bien nommé, qui a enduré les nombreuses vicissitudes de la condition humaine.
Il n'en fut pas brisé, immense sujet d'admiration tant sur ses terres qu'en exil.. L'approbation
de son peuple le fit roi, il fut accueilli et embrassé par son gendre Louis XV. Il gouverna
choya et embellit la Lorraine, comme un père et non comme un maître. Il y nourrit les
pauvres, y restaura les villes que la peur avait endommagées, il encouragea aussi
les belles lettres, pleurez le, vous qui êtes inconsolables."

____________________



Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2016 © Tous droits réservés