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dimanche 26 janvier 2025

MOUSSON (54) - Conférence "La Cathédrale de Toul, une reconstruction en 3D" (1er février 2025)

 Les Amis du Vieux Mousson propose 

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2025  © Tous droits réservés

lundi 21 octobre 2024

MOUSSON (54) - Chapelle "dite" des Templiers

Le village de Mousson dominé par les ruines de son château médiéval possède

aussi les vestiges d'une chapelle gothique que certains...

attribuent, à tort, aux Templiers !

J'ai déjà consacré un article à Mousson à travers son château et ses remparts,

à consulter ici : Le château et le village fortifié

La chapelle dans son état vers 1950

Grace à la Fondation du Patrimoine, la chapelle a été restaurée en 2020.

Cet édifice n'a cependant aucun lien avec l'Ordre du Temple ; en effet, ceux qui ont

imaginé, dès le XIXe siècle, qu'il s'agissait d'une ancienne chapelle templière

se trompent lourdement car aucuns documents d'archives n'attestent de

la présence des moines-soldats à Mousson.

Le spécialiste de l'Ordre du Temple, qui nous a quitté il y a peu, Michel Henry,

est formel : la chapelle n'est pas templière !

Vraisemblablement bâtie à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle,

elle présente un chœur à 3 pans coupés accosté de deux chapelles latérales.

L'ensemble était jadis voûté sur croisées d'ogives gothiques.


Trois baies en plein cintre ébrasées rappellent l'architecture romane.


Les restes de chapiteaux à crochets sont typiques de la fin du XIIIe siècle.



L'une des deux piscines liturgiques


Emplacement d'une ancienne cheminée


Chevet à pans coupés

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mercredi 10 décembre 2014

MOUSSON (54) - Le château et le village fortifié

Lorsqu'on file vers Metz par l'A31 depuis Nancy, le regard est attiré par la colline de Mousson,
qui domine encore et toujours la plaine et la ville de Pont-à-Mousson toute proche.
Cette éminence conserve les vestiges fortifiés d'un ancien château-fort
et des remparts enserrant le bourg !

MOUSSON (54) - Le château et le village fortifié

Aperçu historique

L'occupation de la colline remonte à l'époque gallo-romaine où un temple dédié à Diane.
Le nom même de Mousson viendrait de Mons Jovis, soit Mont Jupiter.

Entre 1040 et 1073, Louis 1er de Mousson (1038-1073), comte de Bar (issu de la Maison de Montbéliard)
et sa femme Sophie de Bar (1018-1093) font élever un premier château sur cette butte afin d'asseoir
leur pouvoir sur la région. En face, à Dieulouard, l'évêque de Verdun, Heimon (988-1024) possède
une forteresse qui a pour fonction la surveillance des ponts.

Ainsi la naissance du château de Mousson coïncide avec la volonté de s'opposer au pouvoir épiscopal.


Renaud 1er le Borgne (1105-1149) améliore la forteresse. En 1113, il subit les assauts des hommes
de l'empereur Henri V qui est fort mécontent de la politique agressive menée par le seigneur de Mousson.
Au cours du siège, Gisèle de Vaudémont, la femme du comte de Bar, donne naissance à un fils.


A la fin du XIIe siècle, le château de Mousson est placé entre les mains d'un avoué
ou châtelain à la solde des comtes de Bar.

En 1230, Mousson est malmenée par les hommes d'armes du duc Mathieu de Lorraine.

En 1358, peu après la révolte des bourgeois de Pont-à-Mousson, le duc de Bar fait châtier
 trois sergents de sa forteresse de Mousson, soupçonnés d'avoir tenté de le livrer à ses ennemis.


En 1369, 1476 et 1492, Mousson et son château sont encore menacés par les Lorrains,
les Bourguignons et les Messins.

Le duc Antoine de Lorraine fait restaurer la vieille forteresse médiévale au XVIe siècle.

En 1634, Richelieu la fait démanteler en même temps que les remparts du bourg.



Les 5 et 7 septembre 1944, les artilleurs américains s'en sont donnés à cœur joie en bombardant
les positions allemandes et, par la même occasion, en détruisant une bonne partie du village,
du château et de la chapelle de Mousson.

Vestiges de la courtine du château dont il reste les contreforts en saillie


En 1987, des fouilles archéologiques révélèrent les fondations de la chapelle Saint-Cyriaque
ainsi que l'ancienne citerne du château remontant au XIIIe siècle.

Architecture du château

Avant d'installer sa forteresse, le comte de Bar a remodelée la partie sommitale de la butte de Mousson
 en l’aplanissant ! Au premier regard, on voit une ressemblance frappante
avec la butte d'Amance où la comtesse Sophie de Bar a fait édifier une fortification.


En forme d'amande, le château mesurait alors 100 m de long sur  69 m de large.

Au centre, se trouvait alors un donjon appelé "grosse tour" et qui a été détruit au XVIIe siècle
après une explosion de poudre en 1492.


De cette butte aménagée, les comtes de Bar peuvent ainsi voir les châteaux de Prény (possession
des ducs de Lorraine), de Dieulouard (possession des évêques de Verdun) et de Nomény
(possession des évêques de Metz). Mousson est un endroit stratégique
qui permet de contrôler les alentours.

Les courtines du château avec, au premier plan, les vestiges de la chapelle Saint-Cyriaque

Portion de la murailles du château avec, au centre, l'empreinte de
l'ancienne cheminée du logis seigneuriale

Portion de la courtine du château avec la tour de la grande salle du conseil (disparue)

Les pans de murailles du château et ceux de la chapelle

Évocation du château de Mousson et du bourg par François Richard

Les remparts du bourg

Ces remparts ont largement été détruits par les bombardement américains de 1944
ainsi que lors de la reconstruction du village de Mousson.


Portion de remparts entre la Tour du Guet et la Porte du Marché (disparue)

Ces murailles médiévales, de forme ovoïde se raccordant aux courtines du château,
 comportaient jadis trois portes (Porte du Marché, Porte du Cerf et Porte d'Urtal), associées
à quatre tour (Tour du Guet, Tour Menhire, Tour d'Urtal et Tour dite des Templiers).

Morceau du rempart avec la Tour du Guet

Tour du Guet
MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Archère percée au milieu de sa longueur d'un trou, adaptation à l'artillerie au XIVe siècle

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Portion de remparts entre la Tour Menhire et la Tour d'Urtal
MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Tour Menhire (vue de l'intérieur)

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Archère murée de la Tour d'Urtal

MOUSSON (54) - Le village fortifié et le château
Vestiges de la Porte d'Urtal

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lundi 27 octobre 2014

MOUSSON (54) - La chapelle Saint-Cyriaque

Dans l'enceinte même du château de Mousson, on peut encore voir les restes de
l'ancienne chapelle castrale, transformé ensuite en église paroissiale
Largement détruite en septembre 1944 par les Américains, qui bombardaient les
positions allemandes sur la butte de Mousson, la chapelle castrale a conservé
quelques maigres vestiges exhumés en 1987.


Édifiée vers 1085, cette chapelle (capella de Montione) qui dépendait du diocèse de Metz, se trouvait
 dans l'archidiaconé de Vic-sur-Seille et était le siège de l'archiprêtré de Mousson.


D'après les fouilles archéologiques réalisées en 1987 (un article sur le sujet à consulter ici),
un sanctuaire mérovingien du VIIe siècle modifié durant l'époque carolingienne (VIIIe-Xe siècles),
existait déjà à l'emplacement même des vestiges romans retrouvés.

Les différents édifices religieux par Pierre Cuvelier

En 1131, le comte Renaud 1er de Bar (1105-1149) confia le service de la chapelle castrale aux
 moines de Mousson dont le prieuré se trouvait en contrebas du château.

Le comte Thiébaut (1189-1214) aurait modifié et agrandi le sanctuaire.

Ouverture en plein cintre ébrasé romane éclairant jadis le chœur de la chapelle

Restes de colonnettes romanes

Du XVIIe au XIXe siècle, la chapelle fut transformée pour devenir l'église paroissiale.
Partiellement ruinée par les intempéries, l'édifice fut complètement restauré par le curé
Mundweiller en 1895 en ajoutant un clocher surmonté d'une statue de Jeanne d'Arc,
financée par la duchesse d'Uzès et réalisée par la fonderie Denonvilliers.

Le clocher de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc à son sommet

La statue "partielle" de Jeanne d'Arc

Bases de colonnes et reste d'un corps de lion étêté


Cette chapelle renfermait encore, avant les bombardements de septembre 1944, un chef d’œuvre
de la sculpture romane du milieu du XIIe siècle: les fonds baptismaux.

Grâce aux photos prises par l'historien Camille Enlart au début du XXe siècle,
on peut les admirer même s'ils ne sont plus !

Le baptême du Christ

Saint-Jean-Baptiste prêchant et bénissant des fidèles debout et agenouillés
un chevalier vêtu d'une cotte de maille, d'un casque conique et tenant
une lance se tient à l'arrière de la scène.

Saint-Jean-Baptiste baptisant deux personnages dans une cuve ;
deux autres attendent derrière un arbre.

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