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mardi 21 janvier 2020

HESSE (57) - Abbatiale bénédictine

A quelques kilomètres de Sarrebourg, en Moselle, le village d'Hesse possède
les vestiges encore importants d'une ancienne abbaye bénédictine.

Après les deux dalles funéraires présentées précédemment (visibles ici !),
je vous invite a découvrir l'abbatiale romano-gothique dédiée à 


L'abbaye bénédictine de Hesse fut fondée au début du Xe siècle par Hugues IV de Nordgau,
comte d'Eguisheim et sa femme Helwige de Dabo.

Une communauté de moniales s'installa alors à l'emplacement de l'abbatiale actuelle.


L'édifice du Xe siècle fut rapidement remplacé par un monument plus grand que
le pape Léon IX, fils de Hugues IV de Nordgau et Helwige de Dabo, consacra en 1050.

Dès 1054, l'abbaye d'Hesse devint un prieuré rattaché à l'abbaye de Haute-Seille.

Vers 1200, l'édifice fut reconstruit en style roman avec des ajouts gothiques au XIVe siècle.

Porte d'entrée en plein cintre à clef d'arc trapézoïdale (XVIIe siècle) dans l'abbatiale ;
elle présente deux pilastres en guise de piédroits supportant un entablement et
un fronton semi-circulaire interrompu en son centre par
la présence d'une statue de la Vierge.


En 1277 et au début du XIVe siècle, l'abbaye subit de telles dégradations que les moniales
décidèrent de partir en 1442 en laissant les bâtiments aux bons soins des
comtes de Leiningen, qui les confièrent aux chanoines du chapitre
collégiale de Sarrebourg.

Prieuré à la fin du XVe siècle, l'ancienne abbaye fut placée sous la protection du duc
de Lorraine en 1494 et redevint une dépendance de l'abbaye de Haute-Seille en 1576.

La Révolution française eut raison de la vie religieuse à Hesse.

En raison de l'état déplorable de l'abbatiale, on décida, à la fin du XVIIIe siècle
de détruite les deux première travées gothiques de la nef.


De la nef disparue subsistent des chapiteaux du début du XIIIe siècle ; ils sont
tous ornés de feuilles végétales et/ou de grappes de raisin.






Le bras sud du transept affiche trois niveaux : un rez-de-chaussée avec deux baies en
plein cintre romanes, un premier niveau avec une ouverture romane en plein
cintre, et enfin, un pignon triangulaire avec son décor d'arceaux
en plein cintre et de billettes en trois rangs.




L'abside centrale, de forme semi-circulaire, présente un décor de bandes lombardes
associant des lésènes verticales et des arceaux en plein cintre ; sous la toiture,
une frise de dents d'engrenage complète la décoration.






Abside centrale - Baie romane en plein cintre ébrasée 

Abside centrale - Bandes lombardes (lésène et arceaux en plein cintre) 



L'absidiole sud est constituée de pans coupés moulurés avec une alternance
d'oculus et murs pleins ; la corniche présente une frise de dents
d'engrenage et un entablement mouluré.





Absidiole sud - Oculus, moulures et dents d'engranges romans 


Pierre du parement extérieur avec un décor de quadrillage et croisettes

 Croix (XIXe s) à l'emplacement d'une partie de la nef détruite


 Croix en contrebas de l'abbatiale (XIXe siècle)
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lundi 13 janvier 2020

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

Le char "Bourg La Reine", appartenant au 12e Régiment de Cuirassiers de la 2e Division Blindée,
fut mis hors de combat à Phalsbourg le 22 novembre 1944 lors de la libération de la ville.

Selon le désir du Général Leclers, il a été conservé à l'endroit même où il a été mis hors de combat
et érigé en monument par la commune de Phalsbourg en hommage reconnaissant aux libérateurs.

Il se trouve à la sortie de la N4 en provenance de Nancy, au début de la D604 menant à Phalsbourg.

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"
 
PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"


Le 22 novembre 1944, aux abords de Phalsbourg, le BOURG LA REINE est touché par un tir de
88 mm qui tue le pilote. Un second obus touche le chemin de roulement de la tourelle.

Le char est hors de combat et l'équipage évacue alors qu'un troisième obus atteint le réservoir
de carburant. Le char prend feu et encaisse encore plusieurs impacts.

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

L'équipage est évacué par un half-track-sanitaire qui va être pris pour cible.

L'engin, touché, prend feu, et sa conductrice, une Rochambelle, est tuée.

Les occupants, blessés et médecins, évacuent mais certains sont grièvement brulés.

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

 Le char, qui a retrouvé ses chenilles, a été remis en peinture le 13 juillet 2001 par le
6e Régiment du Matériel grâce au concours du Conservateur du Musée de
Phalsbourg et du Souvenir Français.

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"



PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"




PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"



Guy Bourée, qui venait chaque année se recueillir devant "son" char à la mémoire de ses 4 autres
compagnons de combat de la 2e BD est décédé en mars 2009 à l'âge de 85 ans.

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

PHALSBOURG (57) - Char Sherman "BOURG LA REINE"

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