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mercredi 30 décembre 2020

NANCY (54) - Musée Lorrain : Trésor de Pouilly-sur-Meuse (XVe-XVIe siècles)

Découvert en 2006, enterré dans le jardin d’une maison privée à Pouilly-sur-Meuse, cet ensemble exceptionnel, comprenant 31 pièces exécutées par des orfèvres de Paris, Châlons-en-Champagne, Reims
et Strasbourg, entre 1480 et 1570, a été acquis en 2009 par la Ville de Nancy avec le soutien de CNP
Assurances, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Lorraine,
et de la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée lorrain.

Cet ensemble exceptionnel appartenait à trois générations de la famille Beschefer, dont le nom figure
notamment sur l’aiguière. La branche protestante de cette famille, originaire de Châlons, a été
contrainte à l’exil dans la deuxième moitié du XVIe siècle, au moment où le duc de Lorraine,
Charles III ordonne aux Huguenots de quitter sont duché.

 Le trésor a sans doute été enfoui à la toute fin du XVIe siècle, à une époque où le nord de
la Lorraine est impactée par les Guerres de Religion.

Les Beschefer espérait apparemment revenir en Lorraine et récupérer leur pièces d'orfèvrerie.

Mais, le "trésor" de Pouilly-sur-Meuse, est demeuré introuvable jusqu'en 2006.


Les coupes sur pied à décor de moresques, avec petite console supportant la coupe,
datent du milieu du XVIe s.
 



L'aiguière à anse angulaire, façonnée avec 1506, est l’œuvre de l'orfèvre parisien Pierre Ensoult.




Deux gobelets emboîtables à couvercle, dont un sur pied, gravés de bandes de moresques, en argent
ciselé, gravé et partiellement doré, proviennent d'un atelier d'orfèvres de Strasbourg, entre 1560 et 1567.



Des salières « à vase », en argent ciselé et partiellement doré, exécuté à Paris entre 1531 et 1532,
sont également exposées ; l'une d'elle est complètement écrasée.


Douze cuillères à tiges à pans achevées par un bouton ciselé en forme de fraise, attaches en queue-de-rat et cuillerons ovales, en argent partiellement doré, sont datées du XVIe siècle.

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2020  © Tous droits réservés

dimanche 27 décembre 2020

NANCY (54) : Musée Lorrain - La Vierge et le Christ allongé (Fin XVe siècle)

 Le Musée Lorrain de Nancy possède dans ses collections une Vierge tendant les bras vers son

fils Jésus allongé devant elle après la Crucifixion.

Il s'agit de deux statues appartenant à une ancienne mise au tombeau, du dernier quart du XVe siècle,

 provenant de l'ermitage Sainte Valdrée, situé à Laneuveville-devant-Nancy.


Le Christ, allongé et la tête penchée vers la droite, a les yeux clos, une chevelure ondulée sur

laquelle repose toujours la couronne d'épines, une barbe et une moustache fournies...

Son flanc a été ouvert d'un coup de lance et du sang s'échappe de la plaie.


La Vierge Marie, jadis soutenue par Saint-Jean l'Evangéliste, tend ses mains ouvertes vers son fils.

De grosses larmes s’échappent de ses yeux.

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lundi 21 décembre 2020

METZ (57) - 800 ans de la Cathédrale Saint-Etienne (Intérieur)

 Après la visite extérieure, pénétérons ensemble à l'intérieur de la cathédrale Saint-Etienne !


Passé le porche latéral, côté Place d'armes, on découvre un vaisseau gothique élancé composé
d'une nef centrale accostée de deux bas-côtés ; l'ensemble est voûté sur croisées d'ogives.



Le passage entre la nef et les bas-côté se fait par le biais de grandes arcades brisées
au-dessus desquelles s'élèves des murs ajourés d'un triforium puis de grandes fenêtres vitrées.







Pierre Gaudin réalisa des vitraux pour les lancettes des baies hautes de la nef.







La grande rosace et les lancettes sont garnies de vitraux du maitre-verrier Herman de Münster.





























Le maître-verrier Valentin Bousch réalisa des vitraux pour les lancettes du bras sud du transept.






































































Le maître-verrier Thomas de Clinchamp orna aussi certaines lancettes de ses vitraux colorés.






En 1957, le maître-verrier Jacques Villon installa ses vitraux dans les chapelles latérales sud.










Les vitraux de Marc Chagall figure parmi les œuvres vitrées les plus vues et admirées.

La création de l'homme, celle des animaux, la création de la femme et l'expulsion du paradis





Le sacrifice d'Isaac, Jacob et l'Ange, le songe de Jacob, Moïse et le buisson ardant

Moïse reçoit les tables de la Loi David et Bethsabée et l'Exode du Peuple Juif

Vierge à l'Enfant (XVIe siècle)


Le retable de Sainte-Claire, de la fin du XIXe siècle, affiche au centre trois statuettes installées
dans des niches trilobées ; il s'agit de Sainte-Claire au milieu, Saint-François d'Assise à droite
et Saint-Clément terrassant le Graouilly à gauche.

Le panneau latéral droite montre une peinture où Sainte-Claire repoussant les armées sarrasines de Frédéric II cherchant à pénétrer dans le monastère de San Damiano vers 1240 ; le panneau
latéral gauche montre Saint-François d'Assise.



Trois gisants d'évêques du XIVe siècle ont été retrouvés en 1899.

Gisant de l'évêque Thierry Bayer de Boppard




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