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mardi 27 octobre 2020

Les frères Perrin de Bainville-sur-Madon... dans la Grande Guerre !

Au déclenchement de la guerre, les frères Perrin de Bainville-sur-Madon sont rappelés à l'activité.
L'ainé et le cadet, Hubert et Raymond se retrouvent alors au sein du 8e R.A.C.,
le benjamin, Emile, intègre le 169e R.I.

Charles Perrin et Céleste Royer voient ainsi partir leurs fils !

Seul Hubert reviendra de cette terrible guerre, après être passé du 8e R.A.C. au 120e R.A.L. et
au 341e R.A.L. ; Raymond trouvera la mort à Bronfay, dans la Somme, le 28 septembre 1914
et Emile sera tué lors des terribles combats du Bois-le-Prêtre, le 31 mai 1915.




Merci à la famille Perrin pour les photos, visibles dans le cimetière de Bainville-sur-Madon,
sur la sépulture de Raymond et Emile.

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dimanche 25 octobre 2020

BLENOD-LES-TOUL (54) - A la découverte du village

 Si l'on prend le temps de flâner dans les rues et ruelles du village de Blénod-lès-Toul, on découvre ainsi de vieilles demeures remontant, pour certaines, au Moyen-Age, à la Renaissance...


Cette maison daterait apparemment du XIVe siècle avec son portail ogival à colonnette servant de piédroits et soutenant deux voussures renfermant un tympan à niche et à inscription.



 

Cette vieille ferme remonte sans doute au XVIIe siècle avec sa porte cochère à clef d'arc écussonnée,
sa petite fenêtre au-dessus à arc en accolade et enfin, la partie la plus à droite a été apparemment
remaniée avec sa porte piétonne et ses deux fenêtres l'une au dessus de l'autre.



 
Cette porte cochère du XVIIIe siècle comporte une clef d'arc à coeur.

Elle a été malheureusement bouchée dans sa partie haute.

 

Un peu plus loin, une demeure a bénéficié d'une belle restauration visant à valoriser sa façade.

En effet, au rez-de-chaussée, une remarquable porte cochère possède un entablement
surmonté d'un fronton semi-circulaire interrompu en son centre par une niche, de part et d'autre,
se trouvent une porte piétonne (à droite) et une fenêtre (à gauche) ; l'étage est éclairé
par trois fenêtres à croisillons (celle de droite est plus grande que les autres).

Au regard de son architecture, elle remonte probablement au début du XVIIe siècle.







L'angle de la demeure évoqué précédemment est occupé par une niche du XVIIIe siècle.

Porte cochère (XVIIe siècle)


Des maisons aux façades chamboulées et comportant des éléments anciens des XVIIe-XVIIIe siècles.

Il est dommage que des fenêtres en pvc ou bois blanc ait été installées à la place des anciennes.



Linteaux de portes et de fenêtres à arcs en accolades et écusson (Fin XVe siècle)


Cette maison du XVIIIe siècle a été bâtie au-dessus d'un passage voûté menant
aux jardins placés à l'arrière des constructions.





Ancienne ouverture de la fin du XVe siècle avec son linteau à arc trilobé
 en accolade renfermant un écu fleuronné


Cette maison du XIXe siècle remploie sur sa façade une partie de retable aux armoiries
d'Hugues des Hazards, natif de Blénod-les-Toul ; il se trouvait jadis à
 l'intérieur de l'église Saint-Médard.













Niche à dais flamboyant occupant l'angle d'une maison de la Place
du château et soutenue par une colonne à chapiteau frappé des armoiries
d'Hugues des Hazards, natif de Blénod-les-Toul 


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mercredi 7 octobre 2020

METZ (57) - Musée de la Cour : Colonne de Merten - Cavalier à l'anguipède

 Les collections d'art gallo-romain du Musée de la Cour d'Or de Metz sont d'une richesse incroyable

avec notamment une œuvre majeure : la Colonne de Merten avec le Cavalier à l’anguipède.

Elle a été retrouvée dans un puits à Merten, dans le canton de Boulay.

On peut voir une copie, rue Serpenoise à Metz, depuis le 10 février 1989.

Découverte en 1878, la colonne de Merten est une œuvre de très belle facture et dont le thème sommital,

 le Cavalier à l'anguipède, se retrouve régulièrement en Gaule de l'Est.

Cette colonne réunit des éléments de la mythologie grecque, du panthéon romain

et de la tradition celtique.

La superposition de cinq parties permet à la tête du cavalier de trôner à près de 12 mètres de hauteur.

Une pierre à quatre dieux sert de base à l'ensemble, avec Hercule, Apollon, Junon et Minerve.



Le Cavalier à l'anguipède représente en fait Jupiter terrassant un monstre mi-homme mi-serpent,

qui, dans la tradition grecque, appartient à la race des géants.

La gigantomachie relate cet épisode au cours duquel Porphyrion meurt foudroyé par Zeus-Jupiter.

Pour aller plus loin, ce géant incarne également les Barbares que l'empereur romain, sous les

traits du cavalier, entend soumettre ; la découverte de cette colonne près du limes

semble appuyer cette hypothèse.










Le chapiteau faisant la jonction entre la colonne et le groupe sculpté sommital,

est orné d'allégories des saisons. 




Comme l'iconographie de cette colonne au Jupiter terrassant l'anguipède est fréquente dans la

vallée moyenne du Rhin et proche du limes, il est donc naturel de penser que ce Jupiter martial,

était vénéré par les légionnaires romains défendant l'Empire des incursions barbares.

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