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dimanche 4 février 2024

BLENOD-LES-TOUL (54) - Eglise Saint-Médard : la statuaire

 Après les visites extérieure et intérieure, et le tombeau de Hugues des Hazards,

 partez à la découverte du mobilier de l'église Saint-Médard,

constitué de statues de Vierges à l'Enfant, de Pietà, de Saint-Nicolas,

de Saint-Clément, de Saint-Médard...




Vierge à l'Enfant (XVIIIe siècle)




Saint-Clément (4e quart du XVIe siècle)

Saint-Médard (XIVe siècle)


Pietà (XVIe siècle)



Vierge à l'Enfant (XVIIIe siècle)





Saint-Nicolas (XVIIIe siècle)





Enfant priant entre deux anges (4e quart du XVe siècle)

Anges (XVIIIe siècle)

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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2024  © Tous droits réservés

jeudi 28 avril 2016

HATTONCHATEL (55) - Retable de la Passion (XIVe siècle)

Connue pour le célèbre retable de Ligier Richier, la collégiale Saint-Maur d'Hattonchâtel
conserve également un autre retable du XIVe siècle, placé
sur la table d'autel du chœur.


Sculpté dans la pierre calcaire, jadis polychrome, cette œuvre médiévale
aborde le thème de la Passion du Christ.

Nous avons ainsi, de gauche à droite, et sous des arcades en arcs brisés trilobés cinq scènes
rappelant le martyre de Jésus : la Flagellation, le Portement de Croix, la Crucifixion,
la Résurrection et l'Apparition à Marie-Madeleine.

La plinthe encadrant le retable est garnie de fleurons.

Flagellation et Portement de Croix

Flagellation : le Christ, lié à un poteau, est fouetté 
sous le regard d'un personnage

Portement de Croix : Le Christ porte la croix sur laquelle il va être crucifié,
derrière deux personnages l'aide en maintenant le croisillon

Crucifixion : le Christ, mutilé, est figuré sur la croix sous le regard d'un soldat romain
agenouillé tenant la lance qui lui sera fatale, et de la Sainte-Vierge (à gauche)
et Saint-Jean-L'Évangéliste (à droite) , tous les deux ont perdu leur tête.
Un phylactère, portant sans doute l'inscription peinte INRI,
est placée en haut du bras principal du croisillon

La Résurrection et l'Apparition à Marie-Madeleine

La Résurrection : le Christ ressuscité sous le regard des Saintes Femmes
et d'un ange annonciateur. Il repose sur le tombeau dont les
niches contiennent les trois gardes romains endormis.

Apparition à Marie-Madeleine : Le Christ, étêté, se tient debout près
d'un arbuste qui le sépare de Marie Madeleine agenouillée
et tenant, vraisemblablement un vase d'aromates.  
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2016 © Tous droits réservés

samedi 28 novembre 2015

SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)

La basilique Notre-Dame de Sion referme une exceptionnelle Vierge à l'Enfant dorée,
sculptée au XIVe siècle et placée dans le chœur en 1805.

SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)

Dénommée Vierge à l'Alérion ou Vierge à l'Oiseau, cette Vierge à l'Enfant
a été acquise après le retour de la vie religieuse à Sion, en 1797,
avec l'abbé Henry, prêtre assermenté.

SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)

Les Révolutionnaires ayant détruit l'ancienne Vierge à l'Enfant (Statue réputée miraculeuse
dite Notre-Dame de Sion, Vierge allaitant du XIVe ou XVe siècle), en 1793, il fut décidé
de la remplacer par cette Vierge dorée, provenant sans doute de la collégiale
de Vaudémont, village tout proche.

SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)

Cette oeuvre du XIVe siècle a été restaurée au cours du troisième quart du XIXe siècle
avec des repeints et ajouts de dorure. La Vierge et l'Enfant Jésus portent
une couronne, réalisée, en 1873, par l'orfèvre nancéien Daubrée.

Le 10 septembre 1873, le cardinal Mathieu, archevêque de Besançon, posa
officiellement les couronnes sur les chefs de Marie et Jésus.

SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)
La Vierge tend l'alérion à son fils qui pose sa main sur le dos du volatile.
Ce dernier annonce généralement, de façon symbolique, le sacrifice
à venir du Christ lors de la Passion.
SAXON-SION (54) - Vierge à l'Alérion (XIVe siècle)

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lundi 31 mars 2014

ESLEY (88) - Crypte romane

Le petit village d'Esley, connu pour avoir possédé une grange templière, conserve sous
son église Saint-André, une remarquable crypte romane du milieu du XIIe siècle !

ESLEY (88) - Crypte romane

Dans la première moitié du XIIe siècle (entre 1119 et 1124), Esley reçut ainsi une église dédiée
à Saint-André, qui  relevait de l'abbaye de Saint-Mihiel (en Meuse).

Au milieu du XIIe siècle, la crypte d'Esley vit le jour sous l'église.

ESLEY (88) - Crypte romane
Plan de la crypte

Au XIVe siècle, la paroisse d'Esley, qui dépendait du doyenné de Vittel, relevait de l'abbaye de
Remiremont dont le père abbé avait la possibilité de nommé le curé.
En 1834, un incendie se déclara à l'intérieur de l'église, obligeant la municipalité à penser à une
reconstruction. La crypte fut épargné par le feu et, comme elle présentait un intérêt
majeur, on décida de la conserver.

Les travaux visant à reconstruire l'église, en style néo-gothique, s'étalèrent de 1848 à 1877.

En 1910, la crypte fut classée monument historique.

ESLEY (88) - Crypte romane
Porte d'accès à la crypte roman surmontant du mur de l'église avec sa baie gothique

ESLEY (88) - Crypte romane
Ouvertures en plein cintre donnant sur l'extérieur de la crypte

La crypte d'Esley, composée de deux travées à deux nefs et collatéraux, comporte un martyrium,
laissant supposer la présence du corps d'un saint ! Le voûtement est constitué de voûtes d'arêtes
séparées par des doubleaux reposant sur des piliers carrés dont les impostes sont
garnies d'entrelacs végétaux et même d'une tête de taureau.

ESLEY (88) - Crypte romane

Les colonnes occupant l'espace central de la crypte sont surmontées de chapiteaux cubiques
à double cerne et excroissance aux angles.

ESLEY (88) - Crypte romane

ESLEY (88) - Crypte romane

En matière de statuaire, la crypte renferme une vierge à l'enfant et un Saint André polychromes
du XIVe siècle ; enfin, on peut aussi admirer les trois autels romans d'origine
ainsi qu'une cuve baptismale du XVe siècle.

ESLEY (88) - Crypte romane

ESLEY (88) - Crypte romane
Chapiteau roman cubique à double cerne et excroissance aux angles

ESLEY (88) - Crypte romane
Abside centrale - Autel roman avec sa double arcade décorative et sa table biseautée

ESLEY (88) - Crypte romane
Pilier à imposte décorée d'entrelacs et tête de taureau (à droite)

ESLEY (88) - Crypte romane
Vierge à l'Enfant (XIVe siècle)
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Situation du village d'Esley dans les Vosges


Localisation de l'église dans Esley
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ici )
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