Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Retable XVIe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Retable XVIe. Afficher tous les articles

mardi 23 avril 2024

ROBECOURT (54) - Un retable du XVIe siècle caché dans la sacristie !

 L'église de Robécourt, dans les Vosges, édifice religieux du XIIe au XVIe siècle,

renferme dans sa sacristie, et caché derrière des panneaux de boiseries,

un retable du XVIe siècle comportant des Saints accostés deux par deux.

Un trésor qu'il faudra restaurer et mettre en valeur dans l'église pour

le présenter aux visiteurs et aux fidèles.

Malheureusement, l'intégralité de ce retable n'est pas visible !


Saint-Jude avec la hache de son martyr



____________________________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2024  © Tous droits réservés

samedi 22 août 2020

HATTONCHATEL (55) - Retable de la Passion (1523), œuvre de Ligier Richier

 En pénétrant dans l'ancienne collégiale Saint-Maur d'Hattonchâtel,

les visiteurs peuvent admirer

un retable d'exception, dans la chapelle latérale.


Daté de 1523, Ligier Richier en est l'auteur ; c'est une œuvre de jeunesse.

Certains, doutant de la paternité de Richier, ont émis l'idée que ce retable
a été réalisé dans l’atelier où le jeune Ligier se serait formé. 

Le retable polychrome, réalisé en pierre de Meuse, au grain très fin,
a été commandé et financé par Gauthier Richeret, doyen du chapitre collégial
d’Hattonchâtel ; celui-ci est d’ailleurs représenté dans la troisième scène du retable,
agenouillé aux pieds de Saint-Maur, second évêque de Verdun.

Au centre, on découvre la Crucifixion ; à gauche, le Portement de Croix,
et, à droite, la Déposition du Christ.




Le Portement de Croix : 

Jésus, le visage marqué par la souffrance, porte la croix sur son épaule gauche en
s'appuyant au sol avec sa main droite. Alors qu'un soldat s'apprête à le flageller,
un autre soutient la partie supérieure de la croix. A gauche, les saintes femmes
dont Véronique, courbée, présente le linge où se trouve le visage apaisé du Supplicié.
Simon de Cyrène, à droite de Véronique, discret, presque caché,
maintient l’extrémité de la croix.










La Crucifixion :

Au sommet de la scène, le Christ crucifié présente un corps amaigri aux bras frêles,
bouleversé par la violence de la Passion. En dessous, la Vierge Marie s’effondre,
perdant connaissance, mais soutenue par saint Jean. En second plan,
une sainte femme (Sainte-Marie Salomé) tend ses bras vers le Christ, tandis que
Marie-Madeleine embrasse le pied de la croix. Plus haut, le soldat Longin,
 qui a transpercé, de sa lance, le côté gauche de Jésus, se repend et prie avec ferveur.
A droite, un cavalier regarde le Christ ; il est vêtu d’un beau manteau à collerette,
coiffé d’un turban, et déroule une banderole portant l’inscription suivant :
« HIC EST VERE FILIUS DEI »
(« Celui-ci est vraiment le fils de Dieu »)





















La déposition du corps du Christ :

Descendu de la croix, le corps du Christ est soulevé, sous les épaules, par l’apôtre Jean,
aidé par la Vierge Marie, qui a placé ses mains sous le buste de son fils.
A gauche, debout, une sainte femme (Sainte-Marie Cléophas) porte de la main gauche
un vase à aromates (disparu). Derrière elle, le donateur du retable, Gauthier Richeret,
prêtre doyen de la collégiale d’Hattonchâtel, est agenouillé.
Au fond, à gauche, un évêque, Saint-Maur, revêtu des ornements épiscopaux,
coiffé d’une riche mitre, ornée de pierreries, tient une crosse, belle pièce
d’orfèvrerie religieuse Renaissance. A gauche de Saint Maur, Marie-Madeleine,
le visage attristé, croise les mains sur la poitrine. Enfin, à l’extrémité droite du retable,
Marie-Salomé prépare le linceul pour envelopper le corps du Christ.










_______________________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2020 © Tous droits réservés

vendredi 20 septembre 2019

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)

Aux Petits Thons, le visiteur au regard avisé peut découvrir les restes d'un ancien
retable finement sculpté, remontant au milieu du XVIe siècle.

En effet, ce morceau se trouve au-dessus d'une porte aménagée sur la partie droite du chevet
de l'église du hameau, en haut d'un escalier.

Des douze apôtres entourant habituellement le Christ, il n'en subsiste que quatre !

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)
 
De gauche à droite, on reconnaît : 

Saint-André avec la croix (martyrisé par crucifixion sur une croix en forme de X),
et Saint Philippe avec la croix de son supplice, Saint-Thomas avec son équerre,
rappelant son métier et Saint Jude avec son hallebarde, instrument de son supplice.

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)
Saint-André et Saint-Philippe

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)
Saint-Thomas et Saint-Jude

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)
 Décorations au dessus des Apôtres montrant des Anges aux ailes déployées et tenant des phylactères
LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)

LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)
 Frises décoratives sous les Apôtres ; on y aperçoit des personnages affrontant des démons
LES THONS (88) - Retable (XVIe siècle)

____________________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2019 © Tous droits réservés