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mercredi 7 juin 2017

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

Vomécourt, paisible petit village vosgien, a conservé son église paroissiale remontant partiellement
à la fin du XIIe siècle et dont l'élément le plus ancien est le clocher roman.

Relevant du diocèse de Toul puis ensuite de Saint-Dié-des-Vosges, l'église Saint-Evre disposait,
dès l'origine d'un officiant nommé par les chanoines du Chapitre d’Épinal.

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

L'édifice remanié au XVIIe siècle par la reconstruction de la nef est dominé par
le puissant clocher de la fin du XIIe siècle se resserrant
à mesure que la maçonnerie s'élève.

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

La nef classique unique est éclairée par deux séries de cinq grandes baies en plein
cintre placées sur les murs nord et sud.

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

Le clocher, de morphologie romane de la fin du XIIe siècle, affiche,
au niveau des cloches, des ouïes géminées en plein cintre,
sous une toiture en bâtière si typique de l'époque.

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre
Clocher - Baies romanes géminées en plein cintre à colonnette octogonale centrale
VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre
Clocher - Fenêtre gothique (XIVe siècle) avec son remplage composé
de deux lancettes trilobées surmontées d'un oculus quadrilobé et de deux écoinçons

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre
Clocher - Oculus quadrilobé (XIVe siècle) permettant aux fidèles d'apercevoir
le Saint-Sacrement, matérialisé par une lueur, depuis l'extérieur
et quand l'église était fermée

VOMECOURT (88) - Eglise Saint-Evre
Façade occidentale - Portail d'entrée (XVIIe siècle) en grès vosgien
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2017  © Tous droits réservés

mardi 6 juin 2017

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

Très modeste commune, Aingeville possède quelques maisons intéressantes, remontant
au XVIe-XVIIIe siècles et dont je vous en présente quelques unes ci-dessous.

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

 Une grande ferme attend les visiteurs qui passent dans la rue du Pont ; elle affiche
deux grandes portes cochères typiques du XVIIIe siècle.

Entre ces deux portes, une fenêtre doit attirer le regard car elle remonte au début
du XVIe siècle avec son tympan trilobé et orné d'un écu.

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

L'une des plus étonnantes maisons du village, situé rue des Prés, a été rhabillée d'un parement
composé d'encadrements en grès rose et de pierres calcaires.

Remontant à la fin du XVIIe siècle, cette demeure présente tout de même des éléments
intéressants comme une petite niche gothique du début du XVIe siècle
renfermant une statuette d'une Vierge à l'Enfant bien récente. 

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

L'autre élément intéressant de cette maison est sans conteste le linteau utilisé
pour la porte d'entrée principale ; il semble, à première vue, remonter
à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle avec 
cette croix pattée gravée dans la pierre.

Ce linteau provient peut-être de l'église médiévale Saint-Remy, détruite depuis.

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

Comme la commanderie des Hospitaliers de Robecourt était possessionnée à Aingeville,
certains imaginent que ce linteau appartenait à un édifice "hospitalier" présent
sur le territoire du village entre 1559 et 1791.

La croix pattée pourrait correspondre à celle des Hospitaliers, et non à celle des Templiers.

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

Lors de mon passage, la propriétaire m'a invité a pénétrer dans sa maison pour admirer sa
remarquable cheminée datée de 1752 comme l'indique le manteau qui est également
gravé du nom des époux Gilbert et Payen et d'un cœur au centre duquel
se trouve l'inscription I.H.S (Jésus) au-dessus d'une hostie blanche.

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

AINGEVILLE (88) - A la découverte du village

 
En quittant Aingeville, vous passerez devant l'église du XIXe siècle sans grand intérêt
et emprunterez le pont, qui lui présente vraiment plus d'atouts. 

 
Eglise Saint-Remy reconstruite au XIXe siècle dans le style classique


 
Pont du XVIIIe siècle sous lequel l'eau de l'Anger circule

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lundi 5 juin 2017

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

En empruntant la rue des Trois Frères Lièvre, tout visiteur, à l’œil avisé, remarquera une
demeure datant de la fin du XVe siècle remaniée aux XVIe-XVIIe siècles.

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

Cette propriété privée associe des corps de bâtiments entourant une cour à laquelle
on accède par un portail du XVIIe siècle.

Elle appartenait sans doute à l'une des chanoinesses de Bouxières.

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

Les façades, donnant sur la rue, affichent une série de fenêtres gothiques flamboyantes
à linteaux en accolade et trilobes.

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

L'une des fenêtres de la fin du XVe siècle a gardé sur son linteau un écu frappé
d'un outil de tailleur de pierre : la polka.

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)



BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)
L'écoinçon est ornée d'une fleur épanouie

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

Série des fenêtres gothiques à linteau à arc en accolade trilobé.

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)

BOUXIERES-AUX-DAMES (54) - Demeure bourgeoise (XVe-XVIIe siècles)
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samedi 3 juin 2017

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

Reliant la Grande Rue au Cours Léopold, la Rue Saint-Michel est l'une des plus anciennes
de Nancy car elle remonte au XIIIe siècle à l'époque de la seconde enceinte de la ville.

Dans cette rue se trouve notamment l'Hôtel des Deux Sirènes, édifice que vous
pouvez retrouver en détails sur mon blog en cliquant ici !

Cette artère conserve, de part et d'autre, un ensemble de demeures des XVIe, XVIIe
et XVIIIe siècles avec cours intérieurs pas toujours accessibles.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel d'Obelstein et Hôtel du Hautoy (ou des Suisses)

Cette rue constituait à l'origine le chemin longeant, au nord, les fortifications de Nancy.

Avec l'agrandissement de la cité ducale, à partir du XIVe siècle, la rue fut alors
intégrée au réseau des rues et ruelles.

En 1770, avec la destruction des remparts, la Rue Saint-Michel fut alors ouverte
directement sur le Cours Léopold.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Porte de l'Hôtel d'Obelstein (XVIIIe siècle)

Au 17 de la rue, avant sa destruction à la Révolution française, une chapelle
devenue par la suite la collégiale Saint-Michel Archange en 1350,
fut confiée aux Pénitents Blancs à partir de 1634.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

Au 26, le curieux qui a la chance de trouver porte ouverte, doit pénétrer dans
la cour intérieure de cet hôtel particulier dénommé Hôtel du Hautoy ;
car elle renferme un remarquable puits au fronton triangulaire
interrompu en son centre par une sphère et qui coiffe
l'espace aujourd'hui transformé en fontaine.

Cette demeure est également dénommée Hôtel des Suisses, en raison de la présence
d'une garnison helvétique dans ces lieux pendant le règne du duc Léopold.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

Sous le fronton, une tête de lion sert de clef d'arc au cintre dont les écoinçons
sont sculptés de rinceaux et rubans.

La conque du puits offre un semblant de coquille Saint-Jacques.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

Au-dessus de la tête de lion,un cartouche à volutes est frappé du millésime 1710,
rappelant la date d'achèvement du puits.

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

Au 20 de la rue, se trouve l'Hôtel de Haldat du Lys, qui renferme une fontaine
des Adam (inaccessible lors mon passage...)

Le nom de cette demeure particulière est à mettre en relation avec son
propriétaire de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle :
Charles Nicolas Alexandre Haldat du Lys (1769-1852).

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Haldat du Lys - Porte d'entrée
NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Haldat du Lys - Ferronnerie au-dessus de la porte d'entrée

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Haldat du Lys- Pilastre cannelé surmonté d'un chapiteau ionique

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Haldat du Lys - Chapiteau ionique

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Haldat du Lys

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Porte monumentale de l'Hôtel d'Obelstein
NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel d'Obelstein - Partie supérieure des pilastres ornée de consoles à guirlandes

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Porte à arc en anse de panier (XVIIIe siècle)

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Porte monumentale de l'Hôtel de Hoffelize, puis de Merigny

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Hôtel de Hoffelize - Clef d'arc ouvragée à volutes, quadrillage et feuillage ;
de chaque côté s'échappe une guirlande de fleurs

NANCY (54) - Rue Saint-Michel

NANCY (54) - Rue Saint-Michel
Ferronnerie au-dessus d'une porte de la rue

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