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jeudi 30 octobre 2014

LIVERDUN (54) - Place de la Fontaine

Au cœur de Liverdun, une jolie place appelée Place de la Fontaine
offre encore de belles demeures aux façades et arcades du XVIe siècle.


La fontaine, en forme de croix, occupant l'espace central de la place

 Maison Benoist avec ses arcades en plein cintre et une statue d'une Vierge à l'Enfant



 Rue de l'église, donnant sur la place de la Fontaine : maison à arcade


Vierge à l'Enfant (XIVe siècle) à l'angle de la Maison Benoist

 Arcade à l'angle de la rue de l'église donnant sur la place
 Vierge à l'Enfant (XVIe siècle) en bois

 Saint Roch (XVIIe siècle)

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lundi 27 octobre 2014

MOUSSON (54) - La chapelle Saint-Cyriaque

Dans l'enceinte même du château de Mousson, on peut encore voir les restes de
l'ancienne chapelle castrale, transformé ensuite en église paroissiale
Largement détruite en septembre 1944 par les Américains, qui bombardaient les
positions allemandes sur la butte de Mousson, la chapelle castrale a conservé
quelques maigres vestiges exhumés en 1987.


Édifiée vers 1085, cette chapelle (capella de Montione) qui dépendait du diocèse de Metz, se trouvait
 dans l'archidiaconé de Vic-sur-Seille et était le siège de l'archiprêtré de Mousson.


D'après les fouilles archéologiques réalisées en 1987 (un article sur le sujet à consulter ici),
un sanctuaire mérovingien du VIIe siècle modifié durant l'époque carolingienne (VIIIe-Xe siècles),
existait déjà à l'emplacement même des vestiges romans retrouvés.

Les différents édifices religieux par Pierre Cuvelier

En 1131, le comte Renaud 1er de Bar (1105-1149) confia le service de la chapelle castrale aux
 moines de Mousson dont le prieuré se trouvait en contrebas du château.

Le comte Thiébaut (1189-1214) aurait modifié et agrandi le sanctuaire.

Ouverture en plein cintre ébrasé romane éclairant jadis le chœur de la chapelle

Restes de colonnettes romanes

Du XVIIe au XIXe siècle, la chapelle fut transformée pour devenir l'église paroissiale.
Partiellement ruinée par les intempéries, l'édifice fut complètement restauré par le curé
Mundweiller en 1895 en ajoutant un clocher surmonté d'une statue de Jeanne d'Arc,
financée par la duchesse d'Uzès et réalisée par la fonderie Denonvilliers.

Le clocher de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc à son sommet

La statue "partielle" de Jeanne d'Arc

Bases de colonnes et reste d'un corps de lion étêté


Cette chapelle renfermait encore, avant les bombardements de septembre 1944, un chef d’œuvre
de la sculpture romane du milieu du XIIe siècle: les fonds baptismaux.

Grâce aux photos prises par l'historien Camille Enlart au début du XXe siècle,
on peut les admirer même s'ils ne sont plus !

Le baptême du Christ

Saint-Jean-Baptiste prêchant et bénissant des fidèles debout et agenouillés
un chevalier vêtu d'une cotte de maille, d'un casque conique et tenant
une lance se tient à l'arrière de la scène.

Saint-Jean-Baptiste baptisant deux personnages dans une cuve ;
deux autres attendent derrière un arbre.

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samedi 25 octobre 2014

La Chapelle de Libdeau : Appel aux dons sur MyMajorCompany

Le CERCTL (http://www.libdeau.fr), vient d'ouvrir un projet de financement participatif
sur le site de MY MAJOR COMPANY. 


MyMajorCompany


 Vous souhaitez aider le CERCTL à réunir les fonds nécessaires pour financer le diagnostic
et l'étude de la chapelle templière de Libdeau avant restauration !

 Chapelle de Libdeau


Pour faire partie des donateurs et connaître l'ensemble du projet et des contreparties,
connectez vous à l'adresse suivante :
https://www.mymajorcompany.com/chapelle-des-templiers-toul

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dimanche 19 octobre 2014

METZ (57) - Journée d'étude : Charlemagne, les Carolingiens et Metz (7 et 8 novembre 2014)

Le Musée de la Cour d'Or et la Porte des Allemands
accueilleront une conférence et une journée d'étude autour
de Charlemagne, les 7 et 8 novembre 2014


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jeudi 16 octobre 2014

VILLEY-SAINT-ETIENNE (54) - La Maison-forte

Le charmant village de Villey-Saint-Etienne a conservé, de son passé,
une belle maison-forte renaissance, aujourd'hui la mairie !

La maison-forte dans son cadre verdoyant

Cette bâtisse a été construite vers la fin du XVème siècle avec des remaniement
aux XVIe et XVIIe siècles. On peut voir une belle tour d’escalier octogonale
ainsi qu'une série de fenêtres à meneaux de la renaissance.


Depuis cette maison-forte, possession du chapitre de Toul dès 1609 (par achat au seigneur
du lieu Louis de La Mothe) puis presbytère et enfin mairie de la commune,
on a une belle vue la vallée de la Moselle.

Les quatre fenêtres à meneaux de la façade donnant

La cour avec la tour d'escalier octogonale et une fenêtre à meneaux

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mardi 14 octobre 2014

Un nouveau blog sur le patrimoine médiéval français

Je viens de créer un nouveau blog dédié au patrimoine médiéval de la France.

Je vous invite donc à le découvrir, à devenir membre et à suivre les futures publications.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour y accéder !

http://lafrancemedievale.blogspot.fr/

Des monuments lorrains seront évidemment évoqués !
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dimanche 12 octobre 2014

EPINAL (88) - Le château-fort

Après les remparts de la ville (visibles ici), je vous présente les ruines du château-fort d’Épinal,
qui domine la cité depuis son promontoire.

Un premier château a été érigé sur la butte dominant la cité, vers 980, par Thierry de Hameland
(965-984), évêque de Metz. Cette première fortification spinalienne, qui occupait  l'emplacement
de l'ancienne tour des Voués, consistait vraisemblablement en une tour carrée en bois
avec une assise en pierre et une basse-cour palissadée.

Avant 1224, le château fut totalement reconstruit par les évêques messins. Conrad
de Scharfeneck (1213-1224) fut le premier à lancer les travaux.

EPINAL (88) - Le château-fort

Entre 1239 et 1260, l'évêque de Metz, Jacques de Lorraine (1239-1260), fit poursuivre
la reconstruction du château d’Épinal avec l'édification du donjon quadrangulaire.

En 1272, la forteresse tomba entre les mains du duc de Bar, allié du duc de Lorraine, alors
 en conflit avec le prélat messin.
EPINAL (88) - Le château-fort

En 1356, le donjon du XIIe siècle subit les désagréments d'un tremblement de terre ;
des graves fissures apparurent !

Au XIVe siècle, le château fut remis aux bourgeois d’Épinal qui acceptèrent que celui-ci
fut dirigé par un prévôt épiscopal en 1433.

EPINAL (88) - Le château-fort

En 1444, les Spinaliens accueillirent le roi Charles VII dans "leur" forteresse ; le souverain 
accepta alors de ne jamais aliéner la cité vosgienne. La situation changea en 1465 quand
le roi Louis XI confia le château au maréchal de Bourgogne, Thibault de Neufchâtel ;
froissés par ce geste, les Spinaliens se révoltèrent ! Le maréchal, qui ne put entrer en
possession de la forteresse, installa son armée sur le plateau de la Justice, au nord,
 et commença à bombarder la ville et le château d'avril à juillet 1465.

EPINAL (88) - Le château-fort

A partir du 21 juillet 1466, la forteresse d’Épinal fut rattachée au duché de Lorraine,
nouvel allié de la couronne de France.

Mécontent de la perte d’Épinal et de son château, l'évêque de Metz s'associa au duc
de Bourgogne pour tenter de reprendre "son" bien !

Le 14 octobre 1473, les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire s'emparèrent
d’Épinal et de sa forteresse.

EPINAL (88) - Le château-fort

Le 8 septembre 1476, le duc René II de Lorraine (sa biographie est consultable ici) et
le bâtard de Vaudémont assiégèrent la ville et son château.

Entre 1464 et 1500, la forteresse fut renforcée suite à l'amélioration de l'artillerie.

 Après 1495, le logis seigneurial à colombage fut supprimé.

EPINAL (88) - Le château-fort

En 1515 et 1516, des canonnières furent percées dans les tours et courtines.

Entre 1519 et 1520, pour accéder au château, on fit construire trois piliers de pierres
pour soutenir un pont de bois.

Entre 1601 et 1602, à la vue de l'état désastreux de la forteresse, un inventaire
des travaux d’entretien importants à effectuer fut établi.

En 1631 et 1632, le donjon semblait abandonné.

EPINAL (88) - Le château-fort

Avec la Guerre de Trente, Épinal fut au cœur des convoitises françaises et lorraines.
La cité changea de mains plusieurs fois et les remparts furent renforcés pour faire face
aux différents sièges. En 1633, Épinal relevait toujours du duché de Lorraine.

En 1635, Épinal, alors ville royale, subit le siège des troupes ducales de Charles IV de Lorraine 
 (1625-1675). Malgré une défense énergique de la part de la garnison française
aux ordres de Lamezan, la cité tomba.

EPINAL (88) - Le château-fort

En avril 1641, le duc Charles IV de Lorraine et sa femme Béatrix  de Cusances (1614-1633) 
s'installèrent à Épinal, faute de loger dans leur capitale nancéienne alors aux mains de l'ennemi.

Fin août 1641, les 6 000 combattants français du maréchal de Grancy enlevèrent Épinal.

La Ferté-Sénectère s'empara sans coup-férir d’Épinal et de son château en 1653.

EPINAL (88) - Le château-fort
Le donjon avec ses puissants contreforts, vue de l'extérieur
EPINAL (88) - Le château-fort


Redevenue ducale en 1661, le château d'Épinal fut réparé et renforcé sur ordre du duc Charles IV.

Le 26 août 1670, la ville fut assiégée et enlevée par le maréchal de France, François de
Blanchefort de Créquy de Bonne (1630-1687). La forteresse changea de nouveau de mains.

En 1724, les habitants d’Épinal arrachèrent des pierres à la vieille forteresse médiévale,
devenue obsolète, pour canaliser le petit bras de la Moselle.  

EPINAL (88) - Le château-fort

En 1740, l'édification de la caserne Saint-Éloi sur le Grand Gravot avec les pierres
des ruines du château fut programmé.

En 1791, le château fut vendu comme bien national. 

EPINAL (88) - Le château-fort
La cour intérieure avec le donjon
EPINAL (88) - Le château-fort

En 1804, Christophe Doublat, trésorier payeur-général des Vosges, député et président
du conseil général acheta les ruines du château.

En 1844, Paul Brocart (dit Lormont), ancien capitaine d’artillerie,
se porta acquéreur de la forteresse.

A la mort de Brocart, la ville d’Épinal devint propriétaire de l'ensemble du domaine fortifié.

EPINAL (88) - Le château-fort

En 1914, une garnison de 14 000 soldats s'installa à Épinal, devenue l'une des
quatre place-fortes proche de la frontière avec l'Allemagne.

Une première campagne de fouilles archéologiques débuta en juillet 1984 alors
que le site était envahi par la végétation.

Fin des années 2000, le site du château d’Épinal fut réaménagé et les vestiges
valorisés afin d'attirer les visiteurs.

EPINAL (88) - Le château-fort
Citerne, réparée en 1652
EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort
EPINAL (88) - Le château-fort
Les courtines, garnies de bouches à feu, surplombant un coteau garni de pieds de vigne

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort
 Pan de muraille avec une porte d'accès à la cour intérieure du château
EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort
EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort
Canonnières
EPINAL (88) - Le château-fort
 
EPINAL (88) - Le château-fort
 Les piles du pont de bois
EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort
Vestiges de fortifications avec tour semi-circulaire
EPINAL (88) - Le château-fort


EPINAL (88) - Le château-fort


EPINAL (88) - Le château-fort

EPINAL (88) - Le château-fort

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Localisation d'Épinal dans les Vosges


Situation du château et des remparts dans la ville
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI )
Les épingles de couleurs sont cliquables !
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