Rechercher dans ce blog

mercredi 28 décembre 2022

LAMARCHE (88) - Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption (XIIIe-XVIIIe siècles) (Extérieur)

 Aux confins du département des Vosges, l'église de Lamarche est un édifice religieux médiéval classé
au titre des monuments historiques et dont l'origine remonte au XIIe siècle.

En 2018, les restaurations entreprises ont été récompensées par le Prix départemental
"Les Rubans du Patrimoine"


L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Lamarche est un monument composite associant
des éléments romans notamment au niveau du clocher et des éléments
gothiques des XIIIe au XVIe siècle.

Au XVIIIe siècle, l'édifice a également connu quelques ajouts.






Le portail d'entrée de la façade occidentale placé à la base du clocher remonte au XVIIe siècle
et associe un fronton triangulaire reposant sur un entablement soutenu par des pilastres
cannelés à chapiteaux végétaux... encadrant une porte en plein cintre dont la clef
d'arc est occupée par un angelot aux ailes déployées et dont seul le visages est visible.




Le clocher, dont l'origine semble remonter au XIIe siècle (au regard de la baie romane existante),
est de forme carrée et affiche quatre niveaux plus la toiture du XVIIIe siècle.





Angelot érodé placé au centre la corniche séparant le 2e du 3e niveaux du clocher

Clocher - Baies gothique et renaissance à remplage associant deux lancettes trilobées et
en plein cintre surmontées d'un oculus affichant la date de 1633 et un cœur. 

Clocher - Baie en plein cintre ébrasée romane




Sur chacun des murs sud et nord, l'accès à l'intérieur de l'édifice se fait par le biais
d'une porte latérale rectangulaire du début du XVIe siècle comportant un linteau multilobé.



Le chevet est à pans coupés et à contreforts ; des fenêtres gothiques permettent
de faire pénétrer la lumière à l'intérieur du chœur.


Le chevet et les murs de la nef disposent de fenêtres gothiques en arc brisé à remplages
composés de deux lancettes soit en plein cintre soit trilobées surmontées d'oculus
trilobés, quadrilobés, en forme de gouttes...




______________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2022  © Tous droits réservés

lundi 5 décembre 2022

FLAVIGNY-SUR-MOSELLE (54) - Une remise officielle des diplômes FFI aux familles !

 Vendredi 2 décembre 2022, à la salle socio-culturelle de Flavigny-sur-Moselle, j'ai eu le privilège de remettre, conjointement avec les maire des Flavigny et de Richardménil, les diplômes des
hommes de Richardménil et de Flavigny ayant rejoint les FFI, à partir de juillet 1944.


La cérémonie fut pleine d'émotion ! 120 personnes étaient présentes pour recevoir ces documents
 réapparus en juillet 2021 et dont les investigations ont permis de retrouver une majorité
des descendants de ces hommes de la Libération de la Lorraine et de la France !




Olivier PETIT, 4e adjoint à Bainville-sur-Madon, Mr Boileau, maire de Ludres, Mr Boussert,
maire de Richardménil, Mr Tedesco, maire de Flavigny-sur-Moselle et Mr Solofrizzo,
délégué départemental du Souvenir français

Olivier PETIT, 4e adjoint à Bainville-sur-Madon, Mr Boileau, maire de Ludres, Mr Boussert,
maire de Richardménil, Mr Tedesco, maire de Flavigny-sur-Moselle, Mr Solofrizzo,
délégué départemental du Souvenir français et Mr Humbert, vêtu en FFI.

Mr Boileau, maire de Ludres, Mr Boussert, maire de Richardménil, Olivier PETIT, 4e adjoint à Bainville-sur-Madon, Mr Tedesco, maire de Flavigny-sur-Moselle remettant un diplôme.

Olivier PETIT, 4e adjoint à Bainville-sur-Madon, Mr Tedesco, maire de Flavigny-sur-Moselle,
Mr Solofrizzo, délégué départemental du Souvenir français, remettant un diplôme
à Mme Cardot, fille de Robert Cardot

Mme Anty recevant des mains du maire de Richardménil le diplôme d'André Rémy, son papa.

M. Chapiseau recevant des mains de Mr le maire de Flavigny-sur-Moselle, le diplôme
d'Aimé Chapiseau, son grand-père

Petite fille et arrières petits enfants recevant le diplôme de Maurice Lemoine, 96 ans et ancien F.F.I.
de Flavigny-sur-Moselle des mains d'Olivier PETIT, 4e adjoint à Bainville-sur-Madon, et de
Mr Tedesco, maire de Flavigny-sur-Moselle, en présence de Mr Solofrizzo,
délégué départemental du Souvenir français et de Mr Humbert, vêtu en FFI.

Les familles présentes (enfants, petits enfants, neveux..)






_____________________________

 Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2022 © Tous droits réservés

lundi 14 novembre 2022

BAINVILLE-SUR-MADON (54) - Dédicaces au Marché de Noël de Familles Rurales (20 novembre 2022)

 A l'invitation de Familles Rurales, je serai présent dimanche 20 novembre 2022, de 10h à 18h, au

Marché de Noël de Bainville-sur-Madon pour des rencontres et dédicaces autour de mes 2 livres :

"Un village lorrain dans la Grande Guerre"

et "La Grande Guerre de Marcel, de Bouzanville à Verdun"

_____________________________

 Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2022 © Tous droits réservés

samedi 5 novembre 2022

LUNEVILLE (54) - Salon de Généalogie, Histoire et Patrimoine (6 novembre 2022)

Dimanche 6 novembre 2022, je serai présent de 10h à 18h au

Salon de Généalogie, Histoire et Patrimoine pour des rencontres et dédicaces

autour de mes 2 livres "Un village lorrain dans la Grande Guerre"

et "La Grande Guerre de Marcel"


______________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2022  © Tous droits réservé

jeudi 3 novembre 2022

Maurice LEMOINE, 96 ans, dernier F.F.I. de Flavigny-sur-Moselle, a reçu son diplôme… 77 ans plus tard !

Lundi 3 octobre 2022, j'ai eu le privilège, avec Mesdames Antoinette LAVAL,
cousine éloignée, et Dominique RAVEY, 1ère adjointe à la mairie de Flavigny-sur-Moselle,
de me rendre auprès du Flavignien, M. Maurice LEMOINE, alors en Ehpad à Bayon
avec son épouse, afin de lui remettre en main propre un document officiel qu’il aurait
dû recevoir en 1945 : le diplôme attestant de sa participation à la Seconde Guerre
mondiale, comme membre des Forces Françaises de l’Intérieur.

Au moment de la remise du diplôme, l’émotion était alors palpable. 

Maurice LEMOINE

Mais pourquoi donc M. LEMOINE n’a pas reçu ce document en 1945 ?

C’est tout simple, il était caché !

En effet, en septembre 2021, j'ai été appelé par une famille bainvilloise ayant retrouvé,
dans les combles de l’ancienne maison de M. Henri FAU, chef du groupe des F.F.I.
de Flavigny-sur-Moselle, à Bainville-sur-Madon, une caisse contenant des papiers
et photos de la famille FAU ainsi qu’une cinquantaine de diplômes F.F.I. des groupes
de Flavigny-sur-Moselle et de Richardménil ; et parmi ceux-ci
se trouvait celui de M. LEMOINE.

Ayant déjà commencé mes recherches pour retrouver les Résistants encore vivants et
leurs descendants, j'ai eu la chance de rencontrer à Ludres, en mars 2022, lors de
l’exposition sur la Résistance en Lorraine, Mme Antoinette LAVAL, amie
notamment d’Éric FAU et cousine de M. LEMOINE (il était cousin issu germain
de M. Alix LEMOINE, père Mme LAVAL et F.F.I. également), qui lui a alors
annoncé que ce dernier était toujours de ce monde et qu’il fallait lui
remettre le diplôme rapidement vu son grand âge, 96 ans.

Ainsi, après des mois de négociation
auprès de M. LEMOINE, une date de remise a enfin été trouvée.

Olivier PETIT et Maurice LEMOINE

Né le 20 avril 1926 à Flavigny-sur-Moselle, M. Maurice LEMOINE, qui ne pouvait pas
voir son village sous la coupe des Allemands, n’hésitait pas à les provoquer avec
ses camarades.

Malgré ce que son propre père lui disait toujours (« Méfie-toi, fait attention, s’ils
sont vainqueurs, tu ne risques rien ; s’ils sont vaincus, ça ne sera pas pareil. »)
il décide de rejoindre, à 18 ans, le groupe des F.F.I. de Flavigny-sur-Moselle,
commandé par M. Henri FAU, entre la mi-juillet et la fin septembre 1944.

Enrôlé par les Allemands pour aller creuser, avec les Flavigniens Georges GUILLARD
et Guy DHOTEL, des tranchées de l’autre côté du pont de Flavigny, il réussit à s’échapper,
 en sautant dans un fossé, au moment même où les Allemands se sont mis à tirer,
à soixante, sur deux jeunes F.F.I. traversant le canal à la nage. Il se souvient également
d’avoir vu comment l’occupant allemand traitait les terroristes F.F.I. :
un jour, deux jeunes sont  fusillés sous ses yeux et deux autres sont morts
après le jet d’une grenade sur eux.

Georges GUILLARD

Le 9 septembre 1944, alors que les Américains du 2e bataillon du 134e régiment d’infanterie
se trouvent sur les hauteurs de Flavigny-sur-Moselle, M. LEMOINE, au péril de sa vie
et sous les obus allemands, rejoint l’une des sentinelles américaines, tout en haut de
la rue de Mirecourt pour l’informer des positions ennemies.

Le lendemain, les troupes américaines descendent pour prendre le village et le pont
du gouvernement ; M. LEMOINE, aux premières loges, se rappelle, que les combats ont
été rudes et intenses car les Allemands étaient fortement retranchés de l’autre côté
du pont du gouvernement, notamment dans le bois d’Azelot, et ont causé de
terribles pertes aux Américains (environ 1000 hommes hors de combat). 

M. LEMOINE, son épouse, Mme LAVAL, Mme RAVEY et M. PETIT

Honneur à ce monsieur, dernier témoin d’une époque troublée, et qui,
du haut de ses 18 printemps, a tenu tête aux Allemands !

______________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2022  © Tous droits réservé